Laurent Herblay, après l’affaire Benalla ce n’est pas seulement l’aptitude du
président Macron à retrouver la dignité qu’il faudra observer. Il faudra voir
aussi si la « grande » presse devient capable de s’extraire de la
lâcheté où elle patauge depuis quelque temps.
Si les médias font leur travail, sur l’affaire Benalla, c’est seulement qu’en ce
moment les camps politico-médiatiques de tous bords y trouvent leur
intérêt, pas par attachement à une quelconque déontologie. Souvenez-vous que,
lorsque la démagogie présidentielle faisait chanter en anglais sur le perron de
l’Élysée "Je me suis fait sucer la
bite", les mêmes médias n’étaient pas spécialement choqués.
Souvenez-vous que, peu de temps avant, ces
médias demandaient à leurs journalistes de
ne pas faire leur travail sur l’affaire Mamoudou Gassama. Dès lors que ce
sauveteur était félicité à l’Élysée, il devenait malsain,
« complotiste », de chercher à savoir et faire savoir comment un enfant
de 4 ans s’était suspendu - ou avait été suspendu - côté rue, à un balcon d’un
4e étage - ou d’un 5e ou d’un 6e si c’est de là qu’il était tombé.