Merci Olivier pour ce récapitulatif à chaud.
Ce qu’il faut aussi essayer de comprendre, c’est pourquoi il a accepté d’essayer...
Le Hulot n’est pas au RSA quand on lui demande d’entrer au gouvernement, entre sa fondation et ses royalties sur les produits Ushuaïa (TF1 est propriétaire, mais lui touche des droits) il a des revenus biens supérieurs à ceux d’un ministre avec bien moins d’emmerdes et de risques pour son image (34 000 euros/mois en 2016 d’après le Point).
Donc, s’il se laisse convaincre par Macron, ce n’est pas pour la thune. C’est un mec qui sait que la planète est en danger, un point de vue ignoré, voire méprisé par la majorité des français et des politiciens.
Il sait aussi que pour avoir un impact significatif sur la dégradation de la situation il faut aller très loin dans la remise en question de l’illusion de la croissance.
N’étant pas dans la tête de Nicolas, je ne peux faire que des hypothèses.
Ici, Yves Cochet, vert « historique » et ancien ministre de l’environnement, en émet une à sa manière (à 18:10) dans une interview datant de décembre dernier répondant à la question « quel message pour Nicolas Hulot ? »
En gros, il répond que le seul acte pédagogique significatif qu’il peut faire est de démissionner de façon spectaculaire.
Voilà donc un élément de réponse, il y en a sûrement d’autres.
Il avait peut-être été séduit par la « nouveauté » de l’approche Macron, les électeurs savent que ce mec sait baratiner, ou il s’est dit « J’ai 10% de chances d’arriver à quelque chose... mais il faut quand même tenter le coup »...
Si vous avez des doutes sur les catastrophes qui sont en chemin, allez à la campagne, discutez avec des apiculteurs (évitez la période de la chasse pour vous balader... cette année, ça va flinguer dur).
Ou si vous voulez en savoir plus...
Aussi les interviews de la rubrique environnement de l’excellente chaîne d’infos
Thinkerview, que je recommande pour leur très bon boulot sur plein de sujets.