Je suppose qu’avec autant de commentaires sur cet article intéressant tout a été dit (j’en ai lu un grand nombre, mais pas la totalité).
Il me semble toutefois qu’en terme de rapport de forces, la « menace de sortie » n’est pas le seul moyen, il y en a d’autres comme de bloquer le fonctionnement (la politique « de la chaise vide » pratiquée par de Gaulle), ou comme l’utilisation unilatérale de la clause de sauvegarde (pour dénoncer la directive sur les travailleurs détachés par exemple), ou encore de geler la contribution financière de la France à l’UE... Il ne faut du reste pas « menacer », mais mettre d’abord à exécution une action forte pour montrer sa détermination.
Donc ce qui n’est, en théorie, pas réformable peut évoluer par la pression, du reste le Royaume Uni avant sa sortie avait obtenu pas mal de passe droits et dérogations (les traités fourmillent de clauses spécifiques pour certains pays).
Concernant le Frexit, ce n’est pas mur électoralement, et tout va dépendre de ce qui se passera au Royaume Uni après le Brexit effectif (rien n’est encore en oeuvre). Et encore, les anglais peuvent redevenir cul et chemise avec les USA qui les aidera, rien de tel dans notre cas -on ne le voudrait du reste pas-.
PS : à propos du referendum de 2005, ce n’était absolument pas pour ou contre la sortie de l’UE, mais pour ou contre la constitutionnalisation du libéralisme intégral et de la concurrence, au lieu de la coopération.