La lecture de votre article à déclenché en moi beaucoup de souvenirs avec souvent des similitudes avec un cas pratiquement identique sauf que l’accident à causé le décès de mes deux enfants, la similitude se retrouve dans le contexte du cercle familial, des amis qui vous lâchent,bref beaucoup,beaucoup de petites lâchetés qui cumulées ajoute de la douleur à la douleur, et notre société avec sa bureaucratie déshumanisée, ce très beau témoignage m’a très touché et captivé, félicitations pour ce très beau texte.
@ Rocla, je voudrais que vous lisiez ces quelques lignes pour éviter d’employer le terme fatalité qui est innaproprié et sert souvent de prétexte aux diverses institutions pour ne rien faire, voici le texte de la Présidente de notre association d’aide aux victimes de la route Mme M. FRITZ
C’est la fatalité.
Témoignage et réflexion :
Dans la pensée de nombre de personnes, toutes catégories sociales confondues et de toutes professions, ( parfois même de professionnels de la sécurité routière) l’accident de la route résulte exclusivement de la fatalité. On me dit alors : que « c’était son destin », que « son heure était venue ».
Les statistiques provisoires de 2006 du Bas-Rhin : font état de 75 personnes décédées sur la route. En 2005 : 59 vies brisées pour toujours.
POURQUOI ces « mauvais chiffres » du Bas-Rhin , a-t-on demandé au préfet, l’autre jour sur FR3 Alsace. Il a répondu qu’il n’avait aucune explication, car il avait bien mis en place les contrôles accrus et toute la prévention, comme partout ailleurs. Il souhaite d’alleurs poursuivre et bien entendu renforcer ces mesures.
Il est évident que seule une vraie prise de conscience des conséquences d’un accident corporel de la route qui provoque blessures et décès pourra améliorer l’accidentologie. Prise de conscience, non seulement du large public, mais aussi auprès des décideurs et des fonctionnaires. Un travail de fond reste à faire, sans aucun doute, à en juger des propos que l’on me tient encore bien trop souvent. Non, la sécurité routière n’est de loin pas acquise.
Car, NON, la mort sur la route, les souffrances des personnes blessées, des personnes décédées, des familles en deuil, cette souffrance n’est pas une fatalité. On ne doit pas l’accepter pour éluder des questions fondamentales qui remettent en cause le comportement et l’engagement de chacun.
Le terme de fatalité est ainsi défini ( Larousse) : du latin fatalitas : .1. Force surnaturelle qui semble déterminer d’avance le cours des événements.2. Suite de coïncidences inexplicables, cause de malheurs continuels.
1.Il s’avère que la force surnaturelle a bon dos. 2.L’accident de la route a toujours des causes, qui sont un ensemble de facteurs.
Pour changer la perception naïve des gens, seule une éducation pertinente sera à la hauteur des effets attendus.
Y a encore beaucoup de travail ...
Mr Rocla n’y voyez pas une attaque personnelle,
Cordialement