@gaijin
A Fukushima, le combustible avait été utilisé et se trouvait donc hautement radioactif ; le contexte n’est donc pas le même. Ceux qui vous ont raconté qu’il n’y avait pas d’accident nucléaire à Fukushima sont des charlots. L’hydrogène qui a explosé s’est bien échappé du cœur du réacteur et s’il y a des fuites, il y a forcément fuites de gaz radioactifs. L’hydrogène qui s’échappe n’est pas radioactif, mais derrière l’hydrogène, il y a d’autres produits qui sont radioactifs. A Fukushima, les fuites étaient essentiellement gazeuses, la pollution radioactive était principalement constituée d’iode et de césium. Le césium a une durée de vie moyenne (radioactivité divisée par 2 tous les 2 ans) mais est rapidement absorbé par les sols (qui conservent la pollution, mais cette pollution se transmet très peu) et l’iode à une durée de vie courte (radioactivité divisée par 2 tous les 6 jours). Les mesures sur le plutonium à côté de Fukushima a permis de trouver plus de plutonium en provenance de Tchernobyl que de plutonium en provenance de Fukushima. De même, dans l’océan, la mesure était polluée par les résidus des essais nucléaires du Pacifique. Les populations autour de la centrale de Fukushima ont pu rentrer à partir de 2014 avec quelques précautions. A Tchernobyl nous somme en face de l’accident nucléaire absolu. Pratiquement 80% du combustible radioactif est passé dans l’atmosphère.