Bonsoir Sabine.
Oui, Sanson.
Avant, je la trouvais mignonne et sympa, avec une belle voix abusant un peu du chevrotement, bref une version féminine de Julien Clerc.
Jusqu’ à ce soir de juin 1993 dans les arènes de Nîmes pleines, pour la cérémonie de clôture des Jeux Méditerranéens. J’étais au premier rang, à 5 mètres. Elle est arrivée et elle a claqué « amoureuse » au piano et puis « sera-tu là » de Berger.
On a tous pris la vague directement sur les poils des avant-bras. La puissance physique et vibratoire de sa voix, une présence spéciale, un véhicule pour des choses plus grandes qu’elle qui la traversaient.
Cette femme a son charisme affadi par les TV, ou les vidéos. A 10 mètres, c’est une tout autre histoire. Elle ferait chialer des routiers américains ivres de Budweiser sur un restoroute de la Highway 66 ;
Aujourd’hui, c’est hélas un grand fauve blessé couché dans les hautes herbes avec le souffle court.
Mais j’ai pas oublié de quoi elle était capable.