Paradoxalement, toutes les concessions aux gilets jaunes ont sapé
complètement son autorité présidentielle, ce qui justifie, selon
certains, la poursuite du mouvement : il cède, profitons-en pour en
demander plus.
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Un bien curieux renversement des causes et des effets ! Ce ne sont pas les « concessions » qui ont « sapé complètement son autorité présidentielle », mais la politique absurde qu’il a prétendu conduire et qui aura produit à la fin, comme il était très prévisible, les gilets jaunes. Bien avant leurs premières manifestations, son « autorité », il l’avait perdue. Quelques phrases méprisantes qu’un Louis XIV inventeur de l’absolutisme n’aurait jamais eu l’idée de prononcer, les incongruités de la fête de la musique et les agissements de son Benalla avaient déjà bien fait voir qu’en dépit d’une rhétorique prétentieuse, boursouflée et complètement vide de sens, il n’était pas du tout à la hauteur de la situation.
Après les voeux d’hier soir qui montrent qu’il n’a toujours rien compris, il est moins crédible que jamais, et quand il rétablirait l’ISF — qui est quelque chose de très secondaire — pour complaire à ceux qui haïssent les riches mais se ruinent au tabac du coin en billets de loterie pour devenir riches à leur tour, cela ne changerait rien du tout à une situation de plus en plus préoccupante.
Après le référendum de 69, De Gaulle qui avait pourtant fait ses preuves et n’aurait pu passer pour un rigolo, désavoué sur la question de la régionalisation, s’était immédiatement retiré de la politique. Macron, dont les dents ont déjà dû beaucoup rayer les parquets de l’Elysée, s’accroche encore. n’ayant rien d’autre à proposer qu’une suffisance ridicule. Ca risque de lui coûter cher, et plus encore à la France.