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pingouin perplexe (---.---.97.248) 24 mars 2007 14:06

D’où vient le discrédit récurrent par rapport à l’idée démocratique ? L’Histoire serait-elle nécessairement astreinte à cette inquiétante disposition que Freud avait étudiée comme wiederholungswang, contrainte de répétition opérant également au niveau de la psychologie des foules ? Si une telle hypothèse est fondée, le problème est peut être plutôt à analyser en termes de constellation de forces. Qu’est-ce que l’élan totalitaire ? Il me semble bien que le fait de le faire reposer sur un individu particulier, quels que soient ses traits caractériels, ne suffit pas à l’expliquer. Il s’agirait d’un élément parmi d’autres. Les manières de penser en termes de constellation de forces ont pourtant depuis longtemps cessé d’être élitistes. On pourra à ce propos revoir un film grand public tel que « Nixon » d’Oliver Stone. On y découvre combien le véhicule de la puissance peut se trouver éloigné de la position du sujet, qui, dans le film proposé en illustration, découvre graduellement à quel point il se trouve déterminé plus que déterminant. Les questions que l’on peut actuellement se poser abondent, en dehors des simplifications analogiques. A savoir : comment agir de telle sorte que nous n’allions pas vers une redoutable barbarie libérale, ou libéralisme sans liberté, omnipotence du pouvoir économique et destitution du politique ? Il est clair que le risque est important, et qu’une multitude d’initiatives ont de quoi inquiéter. A titre d’exemple, concernant le monde du travail, l’incitation aux heures supplémentaires, ne risque-t-il pas d’amoindrir encore davantage le volume d’emplois disponibles, et d’accélérer l’avènement potentiel d’une crise sociale majeure ? Economisme triomphant, inquiétant toujours davavtage par le fait qu’il tend à reculer encore davantage les limites pour ceux qui n’en voudraient aucune, par rapport à leur volonté de disposer des gens à leur guise. En définitive, il est à souhaiter que les forces vives de la démocratie parviennent à contrecarrer la quète de dérégulation du grand marché, qui tend, toujours plus, à effacer la notion du respect de la personne humaine, en laissant le champ libre à un trop grand nombre de bourreaux. Ces propos sont-ils excessifs ? J’aurais certainement préféré qu’ils le soient, mais il a été malheureusement été donné à de nombreux lecteurs d’Avox d’observer la réapparition de dangereuses aberrations, telles que le racisme biologique, présent désormais dans certains discours pour qualifier des différences de condition économique. Il faut respecter la diversité des êtres humains, quelle qu’en soit la condition.


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