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baldis30 10 mai 2019 18:15

bonjour, 
d’un colloque d’hydrotechnique tenu les 17 et 18 septembre 1997 à Paris et consacré au risque de crue en région parisienne, dans le cadre des activités de la S.H.F., on peut noter avant tout que la quarantaine de communications venant des organismes les plus concernés par l’aléa n’apportèrent pas tellement de solutions mais seulement des comportements car les solutions hélas, hélas, hélas, hélas,  règlent un point précis au risque de renvoyer le risque chez le voisin ... !

Y ayant assisté j’ai quelques souvenirs et quelques notes outre le C.R. ... et discussions en aparté ...

Sur le plan de l’histoire Madame N. RIOM fit un exposé brillant et court de son mémoire de 1996 sous la direction de J.P. BRAVARD, et le complément que donna A. GOUBET pose bien la crue de 1910 dans le cadre historique : c’est connu, c’est déjà arrivé... 

Lorsqu’on arrive aux solutions le tableau est nettement moins réjouissant surtout de la part de ceux qui auront à subir ... évidemment mais cela on l’a vu hélas, hélas, hélas, hélas, dans d’autres cas d’inondations de toute nature, il y a l’opportuniste qui voit une façon de se faire connaître ...

Que fut-il dit de très positif ? qu’après 1910 on aménagea comme il se doit l’aval de Paris en permettant l’effacement des écluses lors des crues exceptionnelles ... en application du principe bien simple qu’en l’absence d’évacuateurs de crues il faut tout de même agir ... Evidemment faut-il que la consigne soit respectée et lors de la dernière grande crue je ne suis pas sûr qu’elle le fût avec arrêt de la navigation à moins que les images de la télévision aient été trompeuses ... l’aval d’accord mais intra-muros et à l’amont notamment Villeneuve St-Georges et environs ?

Intra-muros, et sans porter de jugement personnel sur le coût ou la capacité technique de la réaliser une proposition, verbale de mémoire, vint de la RATP d’un tunnel amont-aval susceptible d’absorber 5 à 600 m3/sec de débit ... outre d’autres propositions écrites sur les comportements d’exploitation ...

Paris avec ses ponts anciens et historiques autant d’obstacles à l’écoulement des eaux .... répercute en amont une part de ses problèmes outre ceux propres à la zone. Quant à l’amont ... élucubrons ... élucubrons .... yaka... yaka ....

Un petit rappel : l’onde d’inondation en 1910 dépasse très largement le milliard de m3 l’onde de crue y étant supérieure de 5 à 600 millions ....

 Là comme en d’autres lieux pour régler, autant que faire se peut, un problème de crue il y a des principes fondamentaux à respecter ..

  1. favoriser le libre écoulement des eaux ( ça peut faire hurler vert !)
  2. abaisser les lignes d’eaux, ce qui suppose un maintien du bon état du lit par dragage, ou exceptionnellement par chasse sur crue. (ça fait hurler vert !)
  3. réaliser, sauf impératifs d’autres ordres, les aménagements d’aval en amont et pas l’inverse, ceci quasiment en accord avec le point 1.
  4. dans le cas de Paris penser que le problème posé par la Bièvre n’est pas à ignorer sur plusieurs plans ....

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