Vous avez tort de ne pas lire.
Mais vous avez raison de vous fâcher à propos de ce que l’on peut effectivement considérer comme une TAXE, et qui plus est une taxe injustement perçue autant qu’injustement répartie.
Ne pas confondre pourtant (comme le fait l’auteur de l’article et comme le font trop souvent les adversaires de cette taxe), la « copie privée » elle-même, qui doit rester un droit pour les consommateurs et doit donc donner lieu à rémunération pour les créateurs, et la manière dont cette soi-disant rémunération (taxe arbitraire en fait) est perçue, en s’appuyant pour se justifier sur l’amalgame soigneusement entretenu entre la chose et l’effet.
La COPIE PRIVEE est un DROIT pour le consommateur.
La REMUNERATION de cette copie est un DROIT pour les auteurs.
Mais ce droit est en principe déjà inclus dans l’achat de l’enregistrement original. Il n’est donc nul besoin de taxer encore le CD vierge ou le disque dur qui en recevra la copie, dès lors que l’original aurait été acquis régulièrement.
Le véritable problème se pose quand la copie est faite à partir d’une autre copie (en P2P par exemple) sans que personne ne paie plus l’original. Là, on TUE la culture.
Il est donc nécessaire de conserver un moyen de rémunérer les auteurs proportionnellement au nombre de changements de propriétaires de ces copies successives.
La COPIE PRIVEE reste un IMPERATIF CULTUREL, mais PAS LA MANIERE DE L’APPLIQUER, et en tous cas pas en taxant les supports, qui bien souvent ne concernent aucunement des oeuvres protégées.
C’est donc la manière actuelle dont cette taxe est perçue qu’il faut abolir, en la REMPLACANT par une autre façon de rémunérer les créateurs non plus sur les supports d’enregistrement mais SUR LES ECHANGES NUMERIQUES.
C’est là la seule manière JUSTE de conserver à la fois une Culture vivante et la Liberté des consommateurs et internautes.
Donc... Supprimer l’actuelle Taxe sur les supports, OUI !
à condition d’instaurer une forme de Licence Globale sur les échanges qui constituent la véritable consommation d’oeuvres artistiques protégées par le Droit d’Auteur, et non leur gravure sur quelque support que ce soit.