@Luniterre
Pour appuyer en ce sens, je pense que les Russes ou Ex-Soviétiques eux-mêmes sont peut-être plus à même de juger de la réalité de l’URSS et de la Russie que des Français, même pour certains, des,communistes-et souvent en fait des communistes n’ayant pas connu la montée du fascisme et sa défaite imputable essentiellement à l’URSS ( de la même façon que l’encouragement du nazisme à mener cette guerre d’agression était l’espoir des puissances occidentales qu’on règle enfin son sort au socialisme...quitte à massacrer quelques dizaines de millions de Russes — et d’autres.
Marx écrivait dans le Manifeste que pour un taux de profit de 20% ( je crois), il n’est nul crime que le Capitalisme ne justifie.
On l’a vu déjà pour les guerres coloniales : à quoi sert l’idéologie raciste, si ce n’est à justifier le crime pour le profit ?
Pareil pour l’URSS. Sauf que le Capitalisme qui cherche à accabler la socialisme de toutes les tares de la terre et bien d’autres encore, omet une chose : l’inhérence de la crise systémique du capitalisme.
Ceux qui prétendent que le Capitalisme est un système « qui marche » négligent le pillage de la planète qui est son carburant, au propre comme au figuré.
Et aussi l’apologie de la bêtise et des inégalités intrinsèques à ce système.
Donc, revenons aux Russes : on n’est pas loin de 90% de Russes qui déplorent la disparition de l’URSS. Evidemment, ce n’est pas ceux-là qu’on nous montre.
Le KPRF est le 2ème parti en Russie — mais le 1er dans certaines régions.
En fait, tous les Russes que je connais regrettent l’URSS, et pour des raisons très précises : confort de vie ( eh oui ! ils ne bavent pas devant les joujoux qu’on nous met en vitrines !) , éducation, santé, conditions de travail, grandeur du pays et pacifisme ( les Occidentaux auraient du mal à se targuer de cela) — et cela se traduit dans leur mentalité, l’esprit ouvert, pas de haine mais beaucoup d’agacement devant la russophobie et tous les préjugés dont on les affuble.
Ne sont-ils pas meilleurs juges de leur pays que quiconque ? Prétendre le contraire, c’est être l’objet d’une arrogance quelque peu mâtinée d’une mentalité impérialiste, coloniale, bref , de la propagande occidentale.
Souvent, je m’amuse à faire des références à l’URSS, pour voir la réaction, ou même, je persiste à nommer Leningrad, la ville débaptisée par la Russie capitaliste qui voudrait effacer l’Histoire dont elle ne peut se targuer.
Eh bien, c’est très apprécié, et on me considère comme un ami, un ami d’un autre pays, car en ex-URSS, l’internationalisme est toujours une valeur, contrairement à notre Occident, replié sur soi, pris entre les Macron et les Lepen d’autant plus aisément que les alternatives à gauche n’en semblent pas véritablement.