A la tête de l’organisation de la francophonie depuis quatre ans, je ne parviens toujours pas à m’expliquer, ni à expliquer aux francophones militants qui vivent sur d’autres rivages, le désamour des Français pour la francophonie.
Sans doute monsieur Diouf serait-il moins étonné de ce désamour s’il voulait bien considérer que ce machin qu’on appelle la Francophonie consiste en une floppée de pays du tiers-monde soutirant des subsides à quelques pays développés sous prétexte culture. C’est sans doute ce genre de considération qui pousse à se déclarer francophones des pays tels que les fort lusophones Iles du Cap Vert, la Grèce (qui n’a même pas l’excuse d’être un pays du tiers-monde), l’Ukraine, l’Albanie, la Serbie, la Macédoine, le Cambodge, le Laos...