Article
intéressant.
Il
se trouve que je connais bien Rousseau du fait de mon parcours universitaire.
Les réserves de l’Église à l’égard de Rousseau ne sont pas infondées, force est
de le reconnaître. Sur le plan politique, le primat du groupe sur la liberté
individuelle, on voit où ça a mené. Et pour le reste, Les Rêveries du
Promeneur solitaire, La Nouvelle Héloïse, Les Confessions, c’est super à lire, mais ce n’est pas moins
pernicieux. Cela mène droit au primat du sentiment, au règne de l’émotion, bref
le monde hystérique dans lequel on vit, où l’amour est la grande affaire, et où
une femme meurt sous les coups de son conjoint toutes les je ne sais pas
combien de minutes. La nature plutôt que l’homme, c’est très anti-biblique, et les
partisans de cet antihumanisme ne manquent pas sur ce site. En résumé :
pas besoin d’être catho intégriste pour voir les limites des utopies naturistes
rousseauistes post-soixante-huitardes. Et vous en savez quelque chose sur cette
génération, je vous ai lu.
Par ailleurs, l’encyclique Evangelium vitae de Jean-Paul II, sur laquelle le pape François est revenu à l’occasion
du vingt-cinquième anniversaire de sa publication, semble toujours autant d’actualité,
tant la vie humaine est rabaissée au profit d’innombrables motifs économiques,
utilitaristes, hédonistes, etc.