Ecureuil66, le problème n’est pas de changer d’opinion, c’est pourquoi. Votre formule « seuls les imbéciles ne changent jamais d’avis.. » est une essentialisation, elle est donc creuse et élude le fond, ce que personnellement je ne fais jamais. Jacques Toubon a tourné casaque, en choisissant la facilité des bons sentiments qui lui offre à peu de frais une bonne conscience, lorsqu’il est question de complexité sur ce sujet, de courage politique. Faire de l’immigré la nouvelle figure du damné de la terre en l’opposant aux « blancs » ne règle rien au libéralisme que subissent l’ensemble de ceux qui vivent de leur travail et qui est à l’origine des problèmes. C’est une impasse qui rend le meilleur des services au libéralisme, puisque son analyse contribue au « diviser pour mieux régner »
Aimable, les étrangers qui arrivent dans notre pays n’y viennent pas pour mettre comme vous le dites « le bordel », hormis quelques individus à la marge, mais par contre, c’est à la République de savoir leur imposer des règles, ses valeurs et principes, pour lesquels d’ailleurs bien des personnes rejoignent notre pays. C’est là le problème. La victimisation des immigrés et de leurs descendants portée à l’exaspération par le Défenseur des droits est contre-productive en faisant écran à cette responsabilité. Ce qui conduit à oublier le sens même de notre contrat social, des droits mais aussi des devoirs. Mais n’est-ce pas la fonction même de Défenseur des droits qui pose problème, s’inscrivant dans une logique qui n’est plus qu’individualiste des droits sans les responsabilités collectives qu’ils engagent comme propriété collective ?