La question morale du degré de confiance accordé par les Français à ce gouvernement est à rapporter à la question juridique de sa légitimité.
Or, en principe, existe un lien entre cette question morale et cette question juridique : par le biais des mots « démocratie » et « démocratique » rencontrés 4 fois dans notre Constitution française en vigueur.
Ce lien a beau être en principe contrôlé par certains spécialistes en poste, censés garantir le respect des textes constututionnels, reste que leur actuelle traduction personnelle de ces deux mots n’est pas elle-même « parole d’évangile », et qu’elle n’est jamais confrontée à une tentative crédible d’évaluation consensuelle permanente de la ’Volonté générale’, sous-entendue par ces mots, et qui devrait en asservir le sens à respecter.
Là où le bat blesse, c’est particulièrement chaque fois que des « représentants » , « incarnant » la France pour une durée légitime de 5 ans seulement, se permettent par des décisions personnelles péremptoires d’engager le pays pour une durée dépassant très largement ce quinquennat.