Que l’immigration de personnes assez peu qualifiées en
difficulté économique dans leur pays d’origine soit utilisée par les classes
dirigeantes afin de combler des situations de déficit de main-d’œuvre et permet
aussi de peser négativement sur l’évolution des conditions de travail par le chantage à l’emploi en raison du
volume de chômage entretenue est connue de tous depuis des générations. Que
cela soit le non-dit permanent des
médias en lesquels 24% de nos concitoyens disent encore faire confiance est une
réalité aussi.
Que depuis l’emprise progressive du néolibéralisme sur notre
économie, l’aménagement de nos
territoires et la gestion des problèmes sociaux, des ghettos ont été développés et une confusion méthodiquement
entretenue entre l’origine géographique récente ou ancienne des personnes et
l’ensemble des problèmes sociaux. Confusion comme par hasard systématiquement
instrumentalisée par ceux qui en sont responsables et par leurs cousins qui se
distinguent par la surenchère en promesses calibrées à l’égard des salariés et
petits ou moyens indépendants que l’on abreuve de ce qu’ils ont besoin
d’entendre pour ne pas désespérer tout en faisant le grand écart avec le
capitalisme financier à leur écoute mais sachant se faire discret.
Que ce
serait bien de distinguer méthodiquement l’immigration légale, les réfugiés qui
relèvent du droit d’asile et les clandestins. Que nous puissions avoir un
observatoire indépendant de l’immigration avec un rapport annuel, des
projections démographiques pour ne pas laisser le sujet aux apprentis-sorciers,
un débat démocratique public comme en principe une république sait le faire sur
qui fait, a fait quoi, quels sont les objectifs
et quelles sont les mesures à prendre.
C’est un
sujet structurant puisque chacun peut voir que la composition démographique de
notre société du point de vue des origines géographiques et culturelles évolue et que ne pas y réfléchir et en débattre
tranquillement c’est laisser le terrain aux démagogues et aux aventuriers.
C’est
structurant aussi parce que les grandes déplorations médiatiques associées aux
petits arrangements locaux plus discrets ont abouti lentement mais sûrement à
des ghettos dont personne ne revendique la responsabilité maintenant. Beaucoup
pourraient se donner la main.
C’est structurant parce qu’il y a évidemment un travail à
faire entre autres sur la politique de la ville et plus largement sur
l’aménagement du territoire (transports, logements, présence des services
publics, implantations des établissements scolaires et carte scolaire etc).Cela
a été écarté d’un revers de main il y a quelques mois.
Parce que pour le moment, c’est typiquement la supercherie électorale
avec laquelle jonglent quand c’est utile
nos politiciens pêcheurs d’électeurs en joutant entre eux et avec les leaders
identitaires trop contents de l’aubaine de conforter leur emprise, leur petite
carrière et leurs petits chantages locaux et nationaux . Autrement dit, gueule
de bois garantie pour nos concitoyens après les élections.
Vous ne croyez pas qu’avec votre amalgame vous participez à
la confusion organisée ce qui au final profitera à qui selon vous. Si on
regarde bien qui n’est pas cité, que pensez, que vous êtes un faux-nez ? A
l’insu de votre plein gré ou de votre plein gré ?