Vers des surprises ? =
Le 7 novembre, Joe Biden annonçait publiquement sa victoire et les
médias du monde s’empressèrent de relayer la nouvelle, dressant un
portrait dithyrambique du 46ème président des Etats-Unis, de son épouse et de la vice-présidente. Annonce pourtant dépourvue de tout fondement légal.
Au même moment, Donald Trump, serein, s’adonnait au golf avec quelques amis dans une ambiance décontractée…
En fait, il n’a pas admis sa défaite. La reconnaitre aurait alors
scellé son sort. Bien au contraire, son équipe de campagne et ses
avocats déposèrent un recours pour que soient ordonnées des enquêtes
préliminaires.
Les premiers résultats ont convaincu le General Attorney, William
Barr, qu’un dossier d’instruction devait être ouvert mettant ainsi en
branle les autorités policières et judiciaires dans chaque état
concerné. Des milliers d’agents ont été mobilisés et sont toujours à
pied d’œuvre.
Selon les avocats du président, il en ressortirait déjà des preuves
édifiantes et des centaines de témoignages sous serment. Tout ceci
devrait être dévoilé dans quelques jours : des incohérences statistiques
à l’intrusion malveillante dans le logiciel Dominion en passant par
l’apparition de faux bulletins…
Cela, à mon sens, était largement prévue et devrait probablement assurer la réélection de Donald J. Trump de la façon qui suit.
Un nouveau décompte des voix a été demandé par l’équipe de campagne
présidentielle avec l’appui des autorités fédérales. Là s’est posé une
difficulté, les modalités électorales dépendent des autorités locales
(l’état) et celles de Pennsylvanie, par exemple, ont fait s’avoir il y a
quelques jours, qu’elles s’y opposeraient.
On s’y attendait et cela ne compromet pas le plan élaboré par les avocats de la Maison blanche.
Pourquoi ?
Parce que la finalité n’est probablement pas de recompter les
bulletins mais de montrer à la Cour Suprême (devenue majoritairement
conservatrice) que les cas de fraude sont suffisamment avérés et
généralisés pour invalider les élections dans les états concernés.
Les avocats Sydney Powell et Rudy Giuliani ont annoncé hier et
avant-hier détenir suffisamment d’éléments pour atteindre cet objectif.
Et si les résultats sont annulés, cela signifie qu’aucun des deux
candidats ne pourra se prévaloir des 270 grands électeurs requis pour
emporter la victoire.
Or, que prévoit la Constitution dans un tel cas de figure ?
C’est simple : tous les problèmes de vote doivent être résolus le 14
décembre ; si à cette date, le Collège électoral ne parvient pas à élire
un président et un vice-président, ceux-là seront élus par la Chambre
des représentants (12ème amendement de la Constitution).
Et là, vous pourriez vous dire que c’est mal engagé pour Trump, la
majorité de la Chambre étant démocrate. Et bien non, car il y a une
subtilité : chaque état dispose d’une seule voix indépendamment de sa
taille ou de sa population. Avec 30 états républicains et 20 démocrates,
vous commencez à comprendre la stratégie…
En résumé, je suis de plus en plus convaincu que Donald Trump sera
réélu et que les démocrates se sont encore une fois, laissé prendre dans
le piège redoutable qu’il leur a tendu. Ils ne s’en remettront
probablement pas et les médias qui leur sont inféodés subiront une
disgrâce à la hauteur de leur forfait.
Je peux évidemment me tromper car en matière politique, la prévision
est un sport à haut risque. Néanmoins, chaque jour qui passe conforte la
vraisemblance d’un tel scénario.
Marc Amblard