@beo111
Je déduis simplement de ton affirmation que « l’Assemblée
Nationale peut être considérée comme souveraine » que la population ne peut
donc pas être considérée comme souveraine, c’est-à-dire que ce n’est pas une
démocratie.
Mais en fait, il y a derrière l’Assemblée Nationale une
crypto-souveraineté qui est celle de la ploutocratie : Macron et autres
élus sont des contremaîtres choisis et favorisés par elle, qui, avec le
lobbying, rédige, fabrique des lois, et grâce aux avocats qu’elle
paie (et éventuellement des connivences avec des juges), applique les lois en
sa faveur.
Rousseau ne parle pas de transmission, mais de
représentation ; surtout, il parle dans le cadre de la démocratie qu’il prône ;
la souveraineté d’une assemblée qui fait ce qu’elle veut est simplement oligarchique,
pas démocratique : pour être en démocratie, il faut la souveraineté
populaire, en particulier par le référendum qui permet d’exprimer la volonté de
la population (les assemblées de tirés au sort ne doivent être que secondaires).
Rousseau n’affirme pas non plus qu’on aurait eu la
démocratie, la souveraineté populaire, « à l’origine ».