Vous voudriez qu’on préfère le sucre non raffiné.
Je ne sais pas où l’on en est actuellement aux Antilles
mais, il y a un demi-siècle, quand je vivais en Guadeloupe, les décideurs de
l’économie locale pensaient encore que, même dans le sucre, il fallait tenir
compte de l’éthique qui prévalait dans d’autres domaines : le blanc c’est
mieux.
Alors on consommait surtout du beau sucre blanc qui, produit
roux de la canne qu’on avait sous les yeux, était envoyé en métropole dans des
grands bateaux, lesquels revenaient ensuite chargés du sucre blanchi là-bas,
forcément bien meilleur.
On avait, mais c’est un détail, le culot de trouver qu’il
était trop cher.