Il y a en France un esprit malsain qui fait qu’on attend des aides de l’Etat, qu’on les juge normales,
mais qu’on refuse avec indignation que l’Etat se préoccupe de leur utilisation. Peu importe que les APL servent à alimenter la hausse des prix dans l’immobilier, que les allocs des familles polygames servent non pas à payer les fringues et les centres aérés des enfants mais à faire marcher l’économie du village là-bas, ou que certaines familles du quart-monde estiment que l’achat prioritaire, avant la bouffe, c’est un téléviseur nouveau cri. Si les aides prenaient la forme de bons d’achat ciblés sur les produits de première nécessité, on contournerait le problème.