Plus généralement, on a l’impression que les Ukrainiens sont encore sur la réserve. Mais en attente de quoi ? Qu’y a-t-il de stratégiquement pire que l’envahissement de son territoire et la perte de son indépendance ?
A la veille du conflit, l’Armée ukrainienne disposait de 1 500 chars, c’est trois fois plus que Tsahal, et de 200 000 soldats réguliers, de 102 000 paramilitaires, de 900 000 réservistes, et de 20 000 volontaires étrangers.
La question est : où sont-ils ? Sur quel front sont-ils engagés ?
L’Armée ukrainienne dispose toujours d’une centaine d’avions en état de prendre l’air (ce qu’ils font le plus souvent possible), et elle n’a pas perdu plus de 300 tanks. Où se cachent-ils, pourquoi n’engagent-ils pas l’ennemi ? Pourquoi les villes du Sud tombent-elles les unes après les autres sans que nous n’ayons assisté à une seule bataille de chars digne de ce nom.
Les images et les témoignages de journalistes israéliens, présents en nombre sur le terrain, donnent à penser que ce sont principalement les paramilitaires et les territoriaux qui affrontent les Russes. Sans autres moyens que leur courage et des armes rudimentaires.