Bonjour,
Je trouve d’abord que cet article relève un clivage, apparemment très puissant, l’âge, et que cela mérite analyse et réflexion. La fin de l’article est un peu provocatrice : pourquoi pas ?
A condition tout de même qu’on en reste pas là. J’avais personnellement surtout remarqué, dans les études du 1er tour, le clivage du diplôme. Il y a d’ailleurs des liens entre l’âge et le niveau de diplôme. Je constate aussi qu’il y a un clivage régional avec des évolutions très divergentes. Par exemple, la Bretagne est en passe de devenir la région la plus à gauche de France, même le Morbihan a plus voté Ségolène que la moyenne nationale.
Comment est-il possible que l’âge devienne un clivage politique si puissant ? Il me semble que cela mérite une réflexion approfondie avant de se lancer dans un débat de café du commerce. Est-ce une position vraiment politique, est-ce que la population âgée a admis l’égalité des sexes ? Rappelons par exemple que, en 1967, la population la plus opposée aux lois Neuwirth était âgée et féminine. Le rapport à la précarité sépare sans les générations, mais pourtant la solidarité familiale inter-générationnelle n’a jamais été aussi forte. Etc. Il y a matière à étude et à réflexion.
Un facteur discriminant aussi puissant du vote ne doit surtout pas être nié. Un travail patient et profond d’élucidation doit être mené.