N’aurait-il pas été plus approprié
d’expliquer au lecteur que cette exposition a été précédée d’un quiproquo entre
le Louvre et la Grèce relativement au prêt du célèbre Éphèbe de Marathon ?
Comme l’indique Le Monde : « Un
courrier du ministre de la culture grec est venu clore l’affaire qui enflait
depuis plusieurs semaines entre les autorités culturelles grecques et le musée
parisien. Le Louvre était persuadé qu’Athènes lui prêterait ce bronze, au point
de l’avoir représenté sur les affiches annonçant l’exposition. Mais cette
statue ne quittera pas la Grèce. Elle fait partie de la liste des statues
"inamovibles" du Musée national archéologique d’Athènes, a fait savoir
son directeur, Nikos Kaltsas, qui pensait que le
Louvre était au courant ». Il faut également préciser que cette
décision découle du fait que La Grèce fait de la préservation et du retour au
pays de son patrimoine antique un important cheval de bataille : Athènes avait
exigé le retrait de l’exposition d’une statue d’Apollon, l’Apollon Sauroctone, appartenant au
musée de Cleveland que la Grèce, soupçonne avoir fait l’objet d’un trafic
illégal. Cette
décision est une pierre dans le jardin du musée de Cleveland, puisqu’elle
implique la reconnaissance que son acquisition n’est pas d’une légalité
au-dessus de tout soupçon. Nonobstant le fait que Louvre ait accédé
à cette demande, la Grèce a maintenu son refus du prêt.
En complément de lecture, une
critique particulièrement documentée de Alban Deags et
de Hervé
de Saint Hilaire qui déborde de « l’univers
citationniste qui a su nimber, tout du long de
l’Histoire, la légende du sculpteur qui a vu Aphrodite ». Pour en
savoir plus sur Praxitèle, je vous invite à consulter l’Encyclopédie de l’Agora.
Pierre R.
Montréal (Québec)