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Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 14 mai 2007 11:09

N’aurait-il pas été plus approprié d’expliquer au lecteur que cette exposition a été précédée d’un quiproquo entre le Louvre et la Grèce relativement au prêt du célèbre Éphèbe de Marathon ? Comme l’indique Le Monde : « Un courrier du ministre de la culture grec est venu clore l’affaire qui enflait depuis plusieurs semaines entre les autorités culturelles grecques et le musée parisien. Le Louvre était persuadé qu’Athènes lui prêterait ce bronze, au point de l’avoir représenté sur les affiches annonçant l’exposition. Mais cette statue ne quittera pas la Grèce. Elle fait partie de la liste des statues "inamovibles" du Musée national archéologique d’Athènes, a fait savoir son directeur, Nikos Kaltsas, qui pensait que le Louvre était au courant ». Il faut également préciser que cette décision découle du fait que La Grèce fait de la préservation et du retour au pays de son patrimoine antique un important cheval de bataille : Athènes avait exigé le retrait de l’exposition d’une statue d’Apollon, l’Apollon Sauroctone, appartenant au musée de Cleveland que la Grèce, soupçonne avoir fait l’objet d’un trafic illégal. Cette décision est une pierre dans le jardin du musée de Cleveland, puisqu’elle implique la reconnaissance que son acquisition n’est pas d’une légalité au-dessus de tout soupçon. Nonobstant le fait que Louvre ait accédé à cette demande, la Grèce a maintenu son refus du prêt.

En complément de lecture, une critique particulièrement documentée de Alban Deags et de Hervé de Saint Hilaire qui déborde de « l’univers citationniste qui a su nimber, tout du long de l’Histoire, la légende du sculpteur qui a vu Aphrodite ». Pour en savoir plus sur Praxitèle, je vous invite à consulter l’Encyclopédie de l’Agora.

Pierre R.

Montréal (Québec)




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