@Fergus
« Je ne comprends pas pourquoi des personnes comme vous sont opposées à l’extension sur une période plus large d’un droit compassionnel accordé à des malades incurables en situation de grande souffrance sans que ce droit n’enlève rien à quiconque !!! »
Encore une fois, parce que nos positions philosophiques s’avèrent inconciliables sur la question !
Ce que vous qualifiez — indûment à mon sens — d’« euthanasie lente », je le qualifie pour ma part et comme son nom l’indique de « sédation profonde » ! Cette dernière vise à soulager la souffrance du patient engagé dans un processus létal douloureux, quand l’euthanasie se propose pour mettre terme à cette même souffrance d’interrompre le processus létal en opérant directement au meurtre du patient.
Et ce que vous qualifiez de « droit compassionnel » n’est rien moins que l’ouverture d’un « droit au meurtre ». Au risque, mais bien peu au demeurant me chaut, de passer pour un affreux réac’, Il y a pour moi tout à craindre d’une telle banalisation, qui sous couvert de compassion enfonce le coin dans un tabou fondamental à toute société humaine et, de banalisation en banalisation, ouvre en fait à terme la porte à tous les abus !
Comme je l’ai déjà souligné dans un autre post, je reste philosophiquement et par respect pour les dernières volontés de chacune et chacun ouvert — tout comme pour l’avortement — à une dépénalisation partielle de l’euthanasie, mais en aucun cas à son introduction comme un « droit positif » à ce qui reste un meurtre !
Bien à vous, en vous présentant comme à l’accoutumée mes cordiales salutations ! 