@l’auteur
En reprenant les mots de Bruckner : ni la reconnaissance de la lutte des femmes et des homosexuels ni l’affaiblissement de la foi aveugle, ni la garantie d’un certain confort ne sont en soi des facteurs de déclin : au contraire, il s’agirait plutôt d’une marque de civilisation. On peut critiquer les excès de l’émancipation (comme dans le wokisme) sans renoncer à cette dernière. je ne vois rien à redire dès lors que cette évolution se situe dans une temporalité et une évolution des mœurs de certains pays. Le seul point pour lequel je ne suis pas d’accord avec Bruckner c’est le lien qu’il fait avec l’émancipation car pour moi il n’y a plus vraiment d’émancipation mais des effets de mode !
Cependant se pose la question du : pourquoi dès lors que nous évoluons dans l’occident selon un certain axe devrions nous imposer notre évolution aux autres ?
Vous posez l’hypothèse de l’universalisme mais uniquement à sens unique. Qu’est-ce qui pourrait bien être universel sans être considéré comme acceptable ou admissible par une très grande majorité de la population mondiale ? Sommes-nous si exemplaire que cela à vos yeux ? Tout progrès est-il acceptable parce que c’est un progrès ?
En fait vous semblez considérer que l’universalisme ne concerne que les valeurs occidentales et que les autres devraient s’y adapter ; une forme de dictature de la pensée, un terrorisme de la vertu. Est-ce bien raisonnable ?