@Lugsama
dire que cette
armée n’était pas au niveau et en retard d’un demi-siècle malgé la propagande
du Kremlin
Seriez-vous un clone du
Général Yakovleff 
Quand on refuse d’écouter les
propagandes et que l’on essaye de réfléchir avec sa tête, voici ce qui vient à
l’esprit.
Le constat est le suivant :
une armée d’invasion s’est emparée d’une part significative du territoire d’un
pays voisin, et ce en infériorité numérique à l’offensive (soldats).
C’est un bon résultat au strict
plan militaire sachant que le pays envahi est soutenu matériellement par une
alliance militaire dix fois plus puissante que l’envahisseur, et que détruire
les défenses enterrées du pays envahi suppose en principe une forte supériorité
numérique.
Les avancées et les reculs (importants) de
l’envahisseur, que l’on constate actuellement, ne permettent pas de préjuger de
la suite.
On connaît l’objectif de
guerre du pays envahi, retrouver ses frontières d’avant 2014, mais on ne
connaît pas l’objectif de guerre de l’envahisseur (sauf dans nos médias
occidentaux sur le mode « les chars russes demain à Paris, bah non
finalement ils sont vraiment trop nuls : ils reculent »).
L’envahisseur veut-il aller
plus loin que les régions qu’il a déclarées faisant désormais partie de son
pays ? Personne n’en sait rien pour le moment.
Cela dépendra, à mon avis, d’une
question qui n’est pas abordée dans nos médias, sinon en prenant ses désirs
pour des réalités (les Anglosaxes disent ça en 2 mots, pas 6 : wishful thinking)
: « une petite minorité d’Ukrainiens voulait rejoindre la Russie, mais
depuis le 24 février, tous les Ukrainiens se sont révélés patriotes et veulent
chasser les Russes. » On peut croire, ou ne pas croire à ce sondage
virtuel de la population ukrainienne. Je n’y crois pas trop.
C’est l’envahisseur qui est le
mieux placé pour juger de l’intérêt d’annexer certaines régions, et pas d’autres,
des régions où une majorité ne souhaite plus faire partie de l’Ukraine, en
devenant soit indépendante soit russe. Et
c’est cela qui, à mon sens, décidera des objectifs de guerre de l’envahisseur.
Je crois qu’il n’ira pas plus loin que les nouvelles frontières qu’il a tracées
pour son pays, donc pas à Odessa, et peut-être abandonnera-t-il définitivement la
rive droite du Dniepr, c.à.d. Kherson.
L’auteur a raison, la pression
va monter pour des négociations en 2023.
L’Europe n’a pas intérêt à
cette guerre, c’est devenu plus qu’évident.
Les USA ont obtenu ce qu’ils
visaient : un affaiblissement de l’Allemagne et de son commerce chinois,
ainsi que la démonstration que leurs armements sont d’une efficacité telle qu’ils
ont ruiné et défait les plans (supposés ?) d’une grande puissance
(supposée). Cela devrait rattraper l’Afghanistan aux yeux des acheteurs de l’armement
américain. Et l’OTAN brille à nouveau, avec Macron et tous les autres éblouis
après une phase dépressive.
Que peut-il sortir de
négociations entre les belligérants et sous pression américaine et chinoise ?
Peut-être tout simplement l’application des accords de Minsk un peu aménagés,
les régions annexées par la Russie gagnant une quasi indépendance, sauf la
Crimée qui resterait russe (pour le moment, ce « moment » pouvant
durer « assez longtemps »).
Si telle est l’issue de cette
guerre, quelques dizaines de milliers de jeunes hommes seraient morts pour pas grand-chose en somme :
l’application des accords de Minsk pouvait être « forcée » par les
puissances occidentales avant la guerre. Mais ce n’est pas nouveau : des
historiens prétendent que la guerre de 14 aurait pu être évitée (et partant la
suivante). Les grandes puissances occidentales ne reculent pas devant les sacrifices
humains, tout comme les Mayas.