« De même que Machiavel postule que le déterminant principal des activités du Prince est la conquête et la conservation du pouvoir, de même l’homme d’affaire, pour rester tel, est condamné à faire de la rentabilité des capitaux placés sous son contrôle une priorité absolue, au détriment de toute autre considération et d’éventuelles autres préférences politiques, morales, techniques ou religieuses. Car baisser les marges c’est perdre le contrôle. »« (in »Portrait de l’homme d’affaire en prédateur éd. La Découverte).
Baudrillard écrivait dans son ouvrage sur la séduction : « le contraire de la loi ce n’est pas l’absence de lois, c’est la règle ». La règle, au contraire de la loi ne peut être transgressée ni par le prince, qui ne le serait plus, ni par l’homme d’affaire, qui serait ruiné.
Chomsky affirme que le contrôle de l’opinion publique est une caractéristique des démocraties, d’autant plus redoutable que la classe au pouvoir est minoritaire. N. Sarkozy ayant contourné le clivage virtuel droite gauche, lequel avait au moins le mérite de porter au pouvoir des représentants des classes moyennes, un nouveau clivage devra se constituer.
Si ce clivage se fait entre la population et les ’élites’, il sera porteur de dangers pour la démocratie. En effet, une politique trop ouvertement élitiste est incompatible avec son maintien au pouvoir par les urnes. Fera-t-on voter les machines ou taire les dissidents ?