Je ne vais
pratiquement plus jamais au cinéma. La vieillesse sans doute (« un naufrage »), mais pas que.
Etudiant, je
m’étais pourtant pris un temps pour un critique de films dans une revue à
diffusion très limitée, après avoir été séduit par la poésie des films de Jean-Luc
Godard (Week-end …).
L’époque est
aujourd’hui vulgaire, le cinéma en subit les conséquences. Le cinéma est devenu une
énorme machine d’ingénierie sociale, de mise en conformité idéologique et de défoulement. Le petit
bourgeois, consommateur compulsif gavé de tout et n’importe quoi pourvu qu’il consomme,
une façon de se fuir lui-même, a tué le poète.