"Tout
événement doit
avoir un sens dans l’histoire "
Ah bon ? Pourquoi ?
Qui a décidé ça ?
L’histoire au sens objectif a-t-elle
une orientation et une fin, une signification objective.
Va-t-elle dans un seul sens ?
Lequel ?
Les progrès dus à la «
perfectibilité » de l’homme peuvent déboucher sur le meilleur
comme sur le pire : nombre d’événements dramatiques
(génocides, famines) qui marquent en fait des régressions sévères.
L’affirmation d’une fin objective de
l’histoire soumise à des contradictions mais linéaire vue par Hegel
est dogmatique. C’est une vision finaliste , téléologique, qui nie
la singularité des événements et des personnages historiques en
interdisant de les étudier en et pour eux-mêmes, mais en les
considérant seulement comme un moment ou un moyen de réalisation
d’une prétendue fin de l’histoire ?
Si on imagine que l’histoire tend vers
des « buts raisonnables et certains », on ne fait que construire
un « roman ». Mais les fictions et les rêves ont le mérite
d’aider à supporter les atrocités et à évacuer l’idée
insupportable d’un monde « absurde ».