L’amélioration du système de sécurité
des voitures et l’instauration du contrôle technique, mais aussi
l’aménagement des ronds-points, des autoroutes, des quatre voies et
de la signalisation horizontales comptent en effet probablement
autant que le système répressif dans la diminution de nombre de
morts sur les routes.
Un autre élément compte peut-être
également : celui du comportement des conducteurs. Parallèlement à
une amélioration du respect de l’environnement grâce à
l’installation de déchetteries et à l’éducation des consommateurs
pour le traitement des déchets (tri, sacs jaunes), mis à part
quelques irréductibles indécrottables, la plupart des
automobilistes sont plus courtois qu’avant et plus responsables dans
leur conduite en ville : ils s’arrêtent pour laisser passer un
piéton aux passages ad hoc, ce qui n’était pas le cas dans les
années 80. En rase campagne, ils ont aussi moins tendance à aller
le plus vite possible et ont appris à estimer le temps de trajet
plutôt que d’essayer de réduire les distances à zéro par la
vitesse. Il ne faut pas non plus
penser que seules la carotte et le bâton peuvent venir à bout des
gueux. Quand on leur en donne les moyens, ils sont aussi capables
d’adopter une conduite responsable.