@Marsu
Je suis assez d’accord avec ton analyse, sauf .. sur le concordat (qui n’est que la nationalisation de services religieux, ailleurs privatisés), mais pour des raisons que tu pourra juger purement égoïstes. Je l’assume.
Habitant l’Alsace, le concordat en viguer dans cette région est une composante essentielle du régime local, qui permet de fournir un ensemble de prestations sociales intéressantes (remboursement à 90 % de la sécurité sociale par le recours à une caisse spécifique, 2 jours fériés supplémentaires, respect accru du repos dominical...), que l’on doit à l’empire allemand. J’ai d’ailleurs trouvé comique que le système bismarckien soit, sur certains points, bien plus social que le système français tant vanté à une époque pas si lointaine ...
Il est évident pour toutes les personnes concernées que la mise ne cause du concordat sera la prémice (et le prétexte) de la la destruction généralisée de ce particularisme alsacien-mosellan. C’est pourquoi, malgré la déchristianisation à peine un peu moins forte qu’ailleurs, le concordat reste très populaire (90 % d’approbation lors du dernier sondage à ma connaissance, en augmentation). Je connais notamment un jeune « bouffeur de curés » qui s’oppose pourtant violemment à toute remise en cause par les « Français de l’intérieur ».
Dans l’intervalle, je reste convaincu que le problème de l’Islam doit pouvoir se règler par des moyens ordinaires, voire extraordinaires (en tout cas, hors laïcité « à la française » et suppression du concordat, affaire purement locale), adaptés à sa seule dangerosité intrinsèque.