Mais qu’est-ce que vous allez chercher ?
Ces sages expérimentés et vigilants
qui nous protègent sont là pour veiller au grain et et intervenir
en cas de dérapage (chose heureusement très rare, vu l’intégrité
et le discernement des acteurs politiques.
En plus, comme vous dites, depuis la
révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, le Conseil
constitutionnel peut être saisi sur les lois déjà promulguées.
Bon d’accord, cette saisine (Question prioritaire de
constitutionnalité) a lieu à l’initiative de l’une des parties
(c’est-à-dire entre soi et soi), et après filtrage des
requêtes par le Conseil d’État ou la Cour de cassation (vous
voyez que le pouvoir judiciaire est sollicité). Mais des cailloux
arivent à passer le filtre et si « l’une des parties »
déraillaient, ils pourraient abolir une loi promulgée.
Heureusement, les deux autres tiers sont là, sinon ce serait la
chienlit, comme disait le parrain de cette constitution.