En effet, le conflit russo-ukrainien est sur une ligne de clivage entre courants d’opinion préexistants, les ’’alignés’’ (pro-système) et les ’’dissidents’’ (anti-système).
On a donc de bonne chances que les ’’russophobes’’ étaient dans le camp des partisans du ’’oui’’ au referendum de 2005, étaient favorables aux mesures prises lors de la crise sanitaire, sont favorables à l’"arc républicain’’ des partis modérés, soutiennent le GIEC, etc.
A contrario, les ’’poutinolâtres’’ sont souvent également hostiles à l’UE, climatosceptiques, antivax, trumpistes (comme le mentionne l’article). etc.
La Russie est dans cette histoire en quelque sorte la métaphore de l’anti-occidentalisme. Alors effectivement il n’est pas inconcevable que le discours poutinolâtre soit finalement bénéfique pour les ’’faucons’’ occidentaux en faisant monter l’alarmisme.