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Niamastrachno Niamastrachno 13 juin 2007 17:31

On constatera une tendance inexorable, hypnotique et sournoise à la pratique de la concurrence et à la séparation des hommes par la possession (les riches/les pauvres).

Depuis la tendre enfance où la Barbie a sa décapotable, le Big Jim son hélicoptère, nous vivons dans le culte de la possession. Où que le regard se porte, il retombe toujours sur ces kilomètres d’affichage racoleurs qui nous invitent à bouffer la terre encore et toujours dehors chez nous au travail dans nos rêves.

Rien dans ce que nous apprenons ne permet de faire le lien entre ce qui existait, et ce qui n’existe plus ou si peu, qu’éthéré. Notre société commence seulement à vouloir développer une attitude responsable mais rejette toujours les fondements de la raison pour laquelle notre attitude se doit d’être responsable.

De ce fait, le monde repousse des échéances indiscutables, faisant de la procrastination un des éléments essentiel aux moteurs de la croissance économique. Laquelle croissance n’apportera dans le fond si peu à l’individu, que l’individu ne captera son image que par le prisme de la possession et le mythe de la « paix ».

Consécutivement, seuls les premiers touchés par la dérive des politiques occidentales se rebellent arguant notre incapacité à regarder au-delà de nos frontières et surtout parce que ce sont les premiers à en souffrir. Il faut voir Kyoto, les G8 et autres pseudo réunions de PDG du monde pour se rendre compte que la terre et les hommes ne sont plus/pas/peu à l’ordre du jour (l’ont-ils été d’ailleurs).

Il faut 50 ans pour réguler 20% de CO2, 10 ans pour faire disparaître les sacs plastiques des super marchés, tant d’années pour se réunir et prévenir un problème qui s’est déjà produit. Mais il ne faudra que quelques mois pour imposer des règles arbitraires, écraser de bombes un pays, réduire en cendres des régions entières du globe sans que personne ne lève le petit doigt de derrière son canapé. On comprend bien où sont les priorités.

Notre rôle dans tout cela devient alors minime, relativisé par les statistiques et les conseillers de toutes sortes prêts à se tordre le bras pour rendre service à celui qui en a le moins besoin, à la cause la plus désuète.

Une Evolution que l’on loue partout et que personne ne sait au juste ce qu’elle apporte. Un glissement de l’homme vers la masse, une individualisation en trompe l’œil, une considération politisée, une déshumanisation de notre environnement tel est le cadre de notre existence.

Nous reste-t-il finalement que les bribes de ce que nous pères nous montraient ? Peut-être pas, eux-mêmes vivaient dans le même environnement. Les médias se chargeant de remettre à jour les informations vieilles de 50 ans, notre aptitude à l’écoute de nos anciens se réduisant comme peau de chagrin au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans notre individualisation, nous perdons le fil des réalités et nous accrochons aux plus médiocres idées que l’on nous impose car plus accessibles, faciles et peu onéreuses en investissement morale, financier, philosophique. L’intérêt devient la facilité, l’évolution doit amener la facilité, c’est ce que nous compte le monde d’aujourd’hui.

Ce qui guide un peuple, n’est pas l’individu, mais la masse. Statistique globale, manière de profiler la pensée unique nous emmène dans des contrées qui ne nous plaisent pas.

Peut-être finalement ne nous reste-t-il que peu de choses. Peut-être qu’il n’appartient qu’à nous de décider de ce que nous voulons être.

En tout cas bel article merci !




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