Pour paraphraser le Shah de Perse Nasreddin qui a dit un jour, s’agissant d’une course de chevaux, ’Je suppose que l’un d’entre eux devra gagner, mais peu m’importe lequel’, je n’arrive pas à comprendre pourquoi on place cette brave fille sur un piédéstal tout simplement parce qu’elle nage plus vite que les autres.
J’ai le souvenir d’un interview au cours duquel cette grande gamine tatouée n’arrivait pas à aligner une phrase correcte en français, tripotait à longueur de temps son portable pour envoyer des SMS à son chéri. Et on a couvre de fric et d’honneurs, on lui épingle la Légion d’Honneur sur son maillot (outch !!!)à à peine vingt ans.
Il se trouve que le pratique un art martial traditionnel depuis un quart de siècle : dans mon club le professeur est un ancien éducateur des rues, gérant occasionnel de resto, qui, à trente ans passés, s’est lancé dans la discipline en question tout en suivant une formation de charpentier. Quinze ans plus tard il est sixième dan, est un pédagogue remarquable, et peut vous construire une maison entière en bois. Cela me paraît bien plus exemplaire que les exploits sportifs de petits jeunes surdoués.