Surfer sur l’actualité telle que relayée par nos médias et
réseaux sociaux, c’est pour l’essentiel se laisser dériver au gré des clapots
des propagandes qui se répondent. Quelques détails ici que l’on nous épargne pour mieux nous préparer
à la cuillère dans la bouche.
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Devons-nous être vitrifiés
pour Berlin ? (23/02/25 extraits)
https://melenchon.fr/2025/02/23/devons-nous-etre-vitrifies-pour-berlin
« Et c’est toujours la même
histoire. Dans les années trente, le PS allemand aida les centristes et vota
Hindenburg pour « faire barrage à Hitler ». Puis, bien sûr, les
centristes et Hindenburg appelèrent Hitler à la chancellerie, pensant le
dominer après son recul électoral… Tout le monde finit dans les mêmes camps de
concentration ! On ne traite pas avec ce genre de personnages. Il faut les
neutraliser à temps. »...
« Le prochain Chancelier nous
dit-on, demanderait la protection du parapluie nucléaire français et anglais.
Je prévois certains enthousiasmes de principe. J’assume ma froideur de principe
et celle des insoumis. L’idée d’accepter d’être vitrifié pour l’Allemagne
mérite réflexion approfondie. Et avant de se prononcer, il y a besoin de connaître
le fond de la demande »...
« Le vote des
Allemands vérifie la terrifiante règle où le bilan d’un gouvernement de centre gauche s’achève par une
percée extraordinaire de l’extrême droite. Elle s’est observée partout dans le
monde. Notamment en Amérique du Sud. »...
« La droite allemande va gesticuler. Va-t-elle s’allier
comme son homologue autrichienne à l’extrême droite AFD ? Ou bien va-t-elle
reprendre la méthode de la grande coalition avec le PS et les Verts ? La
comédie de la « goche » va recommencer. D’ores et déjà ses leadeurs
font une campagne à peine audible, dans l’espoir de retrouver des sièges dans
un gouvernement de grande coalition. Cette stratégie de la « stabilité »
et de « la responsabilité », produit évidemment déjà son effet
prévisible. Si la trouille des nazis n’effraie pas tous ceux qui ont à y
perdre, la « goche » va produire son gros quota de démotivation ou de
dégoût pour des millions de travailleurs menacés dans leur emploi, de retraités
devenus miséreux et de jeunes sans perspectives. Die Linke, qui siège au
Parlement européen dans notre groupe, marque un fossé absolu avec toutes ces
capitulations et se montre intraitable face à l’AfD. Avoir confiance ou bien supposer
que le « passé est dépassé » c’est oublier que le PS autrichien a
déjà gouverné avec l’extrême droite autrichienne au Burgenland pendant
cinq ans. »