les agissements de Poutine crèvent les yeux, des poutinistes s’obstinent à gober sa propagande, défendant un tyran
Je me suis demandé si je pouvais ramener ma fraise sous cet
article.
Finalement non, cette diarrhée verbale emporte tout, comme
le glacier suisse qui a englouti une vallée ces jours-ci.
Mais cette rage interroge : qu’a fait Poutine à
Giuseppe pour le mettre dans un tel état ?
Et qui sont ces supposés poutinophiles qu’il cible à la
mitraillette ?
Cette rage est-elle représentative de ce qui habite la tête
des Anglo-Saxons qui empoisonnent la vie de la Russie depuis un siècle et demi,
pour des raisons un peu mystérieuses, métaphysiques serait-on tenté de dire
quand on ne trouve pas dans le champ du rationnel. Mais au fond c’est normal,
toute grande puissance a ses ennemis mortels, du seul fait de son existence,
sans raison autre que celle-là.
Cette rage est-elle structurelle : il ne peut y avoir
qu’une seule grande puissance, un seul gendarme du monde, un seul ordre
mondial, une seule batterie de valeurs morales et juridiques, tout challenger devant être combattu à mort ? Il y a des
structures mentales comme ça, qui ne supportent qu’un seul champion, en tennis, en foot … Aucun remède à ça.
La Chine est le grand challenger aujourd’hui. Mais la Russie
défie le monde avec son armada nucléaire. Quand la Chine aura des milliers de
têtes nucléaires, elle sera devenue l’hyperpuissance, les USA passant au second
rang. Guiseppe sera-t-il satisfait, ayant retrouvé l’unité du monde sous l’ombrelle
chinoise ? Je n’en suis pas sûr.
Cette rage est-elle celle d’un vieillard qui sent la fin
prochaine, alors qu’un Poutine réunit le monde à Kazan ? Non, la France n’est pas suffocante, elle est juste en crise, déstabilisée
dans sa relation atlantique, dans sa souveraineté, à la recherche de sa nouvelle place dans le monde.
Comme la Russie d’ailleurs, qui redéfinit sa place et ses alliances depuis 2007
et le début de sa procédure de divorce d’avec l’Occident.
Moi, Poutine m’indiffère, je ne comprends pas vraiment cette
rage. Il aura un successeur, un peu du même tonneau, et la Russie aura toujours
les mêmes défauts, résultat de son histoire millénaire. C’est pas mon affaire,
c’est l’affaire des Russes (et des Ukrainiens devenus russes, parce qu’une partie d’entre eux l’auront voulu).
Pourquoi des poutinophiles en France ? Sylvain a
apporté la réponse. Parce qu’il y a un besoin terrible, pressant d’autorité
dans notre pays, pays qui descend chaque année sur le chemin du déclin, alors
que Poutine a réussi à faire remonter son pays chaque année depuis l’an 2000.
Cela suffit à comprendre l’état d’esprit de compatriotes qui ne sont pas
heureux avec notre impuissance, notre politique du chien crevé au fil de l’eau. Mais cela a échappé à Guiseppe. Ce ne serait pas la 1ère
fois qu’un universitaire n’y voit goutte.