C’est étrange, il me semble aujourd’hui que je suis né retraité, assis sur le perron de ma petite maison sans prétention, je regarde mon jardinet brûlé par le soleil, m’étonnant de ma situation de nanti, d’après les valeurs actuelles.
L’on tente de me faire croire que je suis un privilégié, voir même un profiteur égoïste n’ayant aucune compassion pour ceux qui me permette d’être dans mon statut. Alors je puise dans ma mémoire, examinant mon vécu, qui n’a absolument rien à voir avec les tableaux de statistiques en tout genre, que l’on ne cesse de noux abreuver pour justifier que....
Je me souvient de mon arrivée sur le monde du travail, exerçant des métiers pour lesquels je n’avais pas fait « d’études ». Je me souvient de ma jeunesse insouciante ou les premières paye me brûlaient les doigts, je me souvient aussi des fins de mois avant terme, abusant du système de crédit permettant d’être ou d’avoir ce que l’on ne peux.
Puis je me souvient de l’arrivé du raisonnable vers les trente ans, l’achat de mon premier domicile avec un prêt à 18% avec des mensualités à vie, à commencé alors ce que beaucoup appelle des privations, alors qu’il ne s’agit que de choix objectifs, malgré déjà les messages gouvernementaux que notre pouvoir d’achat s’améliorait constamment. Nous étions plus « riches » demain, qu’hier. Bref une certaine responsabilité m’avait saisi, pensant à l’avenir, ne sachant aucunement s’il pouvait être atteint. La « retraite » pour moi n’était qu’un mot.
J’en ai subi, des crises en provenance de l’extérieur, crises justifiant des augmentations ou variations tarifaires de partout qu’ils disaient, rapidement j’ai racheté une deuxième maison, plus grande car plus seul, payant de la plus value, sur le fruit de mon travail d’amélioration, certes les taux d’intérêts avaient légèrement baissés, mais les prix des biens avaient explosé (déja), donc adieu ou mis de coté les « vacances » ont était soit cigale ou fourmis, vive le ciment, les parpaings et le bricolage, les professionnels étant déjà hors de prix. Et oui le « fisc » trouvait toujours un bon mot pour revaloriser ces derniers sur la base des calculs d’un organisme célèbre, jugeant de notre train de vie..
Je côtoyais des retraités, de plus en plus nombreux à un moment, pensez donc, une partie de ces derniers ayant commencé tôt pouvaient partir plus tôt, en échange d’embauche de « jeunes » encombrant le chômage, message bienveillant distillé par les gouvernements, tout en m’annonçant que pour moi....je devrais travailler un poil plus longtemps.. Mé bon, je travaillais pour mes parents, oncles et tantes ayant oeuvrés eux aussi pour le Pays, en éprouvant une certaine fierté.
Je vous passe les messages distillés par les politiciens pendant un demi siècle, hommes et femmes était différents de ceux d’aujourd’hui mais « parlaient » pareils
Puis j’ai découvert ma retraite un soir en rentrant du boulot, ou un courrier m’annonçait qu’après plus de 42 ans de bons et loyaux services, de devoir citoyen accompli, de versement de cotisations diverses et variées toujours changeantes sans failles, je pouvais prétendre à un repos non pas mérité mais prévu.
Je dois bien avouer que la lecture du chiffre des subsides accordés, m’a fait froid dans le dos. Mon mode de vie du moment, n’était plus possible...Et c’est ainsi que je suis devenu, un rentier, un nanti, puis progressivement une charge pour la société focalisant la haine.
Et là, pardonnez moi l’expression un gras du bide picolant sans arrêt des verres d’eau à cause de son diabète vient m’annoncer, sans coup férir, que je dois absolument participer au redressement National.
Oubliant complètement que j’ai participé maintes et maintes fois en plus de 42 ans à ce dit redressement, à l’effort National, etc....
C’est ainsi qu’un matin de juillet 2025, je découvre que feu ma participation active, n’est rien, le passé n’a jamais existé et que l’on veux m’enlever une partie du peu que l’on me donne. Tandis que des milliards pas forcément justifiés ou sans contre partie sont distribués à d’autres.
Rien de tel, pour qu’une partie de la population, recherche désormais un autre message, certes chaotique.
Je ne sais pas chez autres congénères ayant un statut similaire au mien, ces fourmis populaire face aux cigales politiques, pardonnez moi à nouveau, les congénères rentiers, nantis, etc... apprécient vraiment ce que cet homme et son aéropage d’incompétents (c’est quand grâce à eux que nous en sommes là non ?, c’est fou aussi comment les miettes accordées au fil des ans, devient des pains de campagne dans leur propos, ardemment relayés par les médias) ose dire.
Je ne suis pas financier, mais un simple Gaulois et plus vous enlevez à ceux qui dépenses, moins le dit Etat verra son économie progresser.
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