Toute l’histoire coloniale, banalisée (selon les normes idéologiques) au XIX°, s’est accompagnée de colonies de peuplement. Le cas de la Palestine n’est guère différent, de celui de l’Algérie par exemple, à ceci près, d’un choix sélectif pour le réaliser avec les Juifs d’Europe de l’est, des Ashkénazes descendants de l’empire Khazar convertis au judaïsme sous le règne du roi Bulan au VIII° siècle.
Lord Balfour était-il antisémite ? rien ne permet de l’affirmer, si ce n’est qu’il n’avait pas d’empathie particulière pour les Juifs (d’Europe de l’est) d’une part parce qu’il était un suprémaciste blanc, et que d’autre part il était adepte de l’eugénisme !
« En 1912, se tient ainsi à Londres le Ier congrès international d’eugénisme dont il assure le discours d’ouverture. » https://fr.wikipedia.org/wiki/Arthur_Balfour
d’autre part parce que Prime Minister (du 11 juillet 1902 au 5 décembre 1905) il est sinon l’auteur signataire de La loi sur les étrangers en 1905,en anglais Aliens Act 1905
(11 August 1905), laquelle stipule :
(Traduction)
Bien que la loi ait été prétendument conçue pour empêcher les pauvres
ou les criminels d’entrer dans le pays et qu’elle ait mis en place un
mécanisme d’expulsion de ceux qui s’étaient échappés, l’un de ses principaux objectifs était de contrôler l’immigration juive en provenance d’Europe orientale[3],
laquelle a connu une augmentation significative après 1880[4], qui a
servi de base à la création de la loi de 1905 sur les étrangers. Bien
qu’elle soit restée en vigueur, la loi de 1905 a été effectivement
remplacée par la loi de 1914 sur la restriction des étrangers, qui a
introduit des dispositions beaucoup plus restrictives. Elle a finalement
été abrogée par la Aliens Restriction (Amendment) Act 1919.
Au XIXe siècle, l’Empire russe abritait environ cinq millions de
Juifs, à l’époque « la plus grande communauté juive du monde »[3] Soumis
à la persécution religieuse, ils étaient obligés de vivre en Zone de Résidence aux frontières polono-russes, dans des conditions de grande
pauvreté.Environ la moitié d’entre eux sont partis, surtout pour les
États-Unis, mais beaucoup - environ 150 000 - sont arrivés au Royaume-Uni, surtout en Angleterre[3], ce
qui a atteint son apogée à la fin des années 1890, avec « des dizaines
de milliers de Juifs... principalement pauvres, semi-qualifiés et non
qualifiés » installés dans l’East End of London[3].
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