@ Njama et Emile
A cinq kilomètres au sud du Douby, le Dubis ségusiave (Géo IV.III) qui au Moyen-âge marquait encore la frontière entre Beaujolais et Mâconnais, on trouve une rivière au nom pour le moins parlant : l’Ardière. Ici encore, on assiste à la conservation d’un toponyme ancien sur les marges du territoire. De l’autre côté de la Saône, il est probable qu’Ambérieux en Dombes et Ambérieu en Bugey aient aussi gardé la trace de la frontière des Ambarres. Ce qui veut dire que comme le Diocèse de Lyon ultérieurement, le territoire ségusiave devait largement mordre sur les Dombes.
L’Ardière a donné son nom au village des Ardillats dans le Beaujolais mais on trouve également un hameau du même nom sur la commune de Chérier dans les Monts de la Madeleine. Cela peut signifier qu’un contingent ardyens a été envoyé pour renforcer le rempart naturel ségusiave face à celui des Arvernes constitué par les Massifs des Bois Noirs et de la Ligue. Le nom de Madeleine serait à prendre dans son sens hébreu de tour-forteresse. De là-haut, les Ségusiaves avaient vue lointaine mais directe sur la Limagne.