Le problème que pose la présence en Europe de communautés musulmanes qui sont rejetées par les populations européennes parce qu’inassimilables, n’est pas prêt de quitter le devant de la scène.
Jusqu’à présent, les classes politiques dans tous les pays d’Europe n’ont fait que repousser prudemment ce problème sous le tapis, en espérant sans doute qu’il s’évanouirait tout seul avec le temps.
Or ce n’est pas le cas et la maxime célèbre de je ne sais plus quel homme politique français (Clémenceau, je crois) : « il n’est pas de problème politique qui puisse résister longtemps à une absence totale de solution », ne semble pas s’appliquer ici.
Tôt ou tard, se produira l’incident, ou l’attentat, qui sera l’incident, ou l’attentat, de trop. Celui que nos populations ne supporteront pas.
Ce ne sera pas un incident pire que tous ceux qui l’auront précédé, ce ne sera pas un attentat plus meurtrier que les autres, mais la colère qui couve éclatera au grand jour et, ce jour là, il faudra traiter à chaud un problème qu’on a laissé s’installer peu à peu sans réagir et qu’on a pas voulu, ou pas su, reconnaitre à temps et résoudre à froid.
Il semble qu’en Europe aujourd’hui, certaines politiques souhaitent prendre le taureau par les cornes : Dans tous les pays d’Europe, on va sans doute mettre un coup d’arrêt à l’immigration en provenance des pays musulmans, notamment après les tentatives de meurtres de masse fomentées à Londres ces derniers jours.
Mais chacun sait qu’il y aura d’autres tentatives et d’autres incidents, chacun se rend bien compte, que celà lui plaise ou non, qu’il l’accepte comme une fatalité ou qu’il s’y refuse, que nous sommes au coeur d’une guerre qui n’a pas encore dit son nom.
Et ce jour là, les peuples d’Europe réclameront plus qu’un arrêt de l’immigration et il faudra leur donner satisfaction, car on sera alors à la veille d’une crise très grave, il y aura peut-être du sang, et il n’y aura plus de place pour les tergiversations.
Nos hommes politiques ont été bien imprudents, peut être n’ont-ils pas pris conscience du problème. Comment prendre conscience du problème, suffisamment tôt, quand on habite au Trocadéro ou à Saint-Germain des Prés et quand nos enfants vont au Lycée Jeanson de Sailly ou au Lycée Henri IV ?
Arrivera le moment où le fleuve sortira de son lit, où les évènements échapperont aux hommes de bonne volonté. Un moment d’Histoire tel que nous en avons déjà vu et que Giroudoux a si bien décrit dans « La Guerre de Troie n’aura pas lieu », une pièce écrite à la veille de la seconde guerre mondiale.