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claude claude 27 juin 2007 14:52

bonjour,

merci daniel pour votre excellent article. (j’allais dire : comme d’habitude smiley )

ce retour de l’obscurantisme m’interpelle, par leur abscence totale de démarche scientifique : on sait par définition, que tout travail scientifique repose sur le doute.
- une théorie peut-être remise en question à tout moment, dès que le contraire peut-être démontré. yves coppens lui-même, avait infirmé une de ses théories sur l’évolution de l’humanité :
- http://www.hominides.com/html/dossiers/eastsidestotry.html Théorie de l’East Side Story(...) Yves Coppens a émis (en 1981) une hypothèse géologique et climatique pour expliquer cette séparation. Il faut remonter 8 millions d’années en arrière. A cette époque vivent sur l’est du continent Africain (boisé à l’époque) de grands singes hominoïdes... Cette région est alors géologiquement instable du fait de la pression des plaques tectoniques. Une faille immense s’effondre du nord au sud, partageant en deux notre population de grands singes : la Rift Valley. Cette barrière naturelle va également avoir des conséquences sur le climat et la végétation. (...) Cette hypothèse, aussi séduisante soit-elle, a été contrecarrée par les dernières découvertes de fossiles...Abel tout d’abord puis Toumaî... En effet, si l’on suit le raisonnement, on ne doit pas trouver d’hominidés à l’ouest de la Rift Valley. Or Toumaï a été découvert à plus de 2500 kilomètres à l’ouest de la fracture du Rift ! Certes une écrasante majorité de nos ancêtres (plus de 3000) a été trouvée à l’est du Rift ; pour l’instant seuls deux individus sont en contradiction avec la théorie... des individus isolés, perdus ? Yves Coppens avait lui même déclaré, après la découverte d’Abel, que « si l’on exhume en Afrique occidentale des spécimens beaucoup plus anciens, de 7 ou 8 millions d’années, il faudra bien changer le fusil d’épaule »... «  »"

ces gens là, les créationistes, n’ont jamais lu theillard de chardin, http://www.mnhn.fr/teilhard/Oeuvre1.htm ; qui lui même a été dans la prologation de différents scientifiques depuis le xviii° siècle. c’est justement de la confrontation des hypothèses que nait la connaissance, et c’est ce qui fait évoluer la science. de nombreux scientifiques, pourtant religieux, abondent dans son sens.

le créationnisme, évite de se poser des questions et de s’interroger sur la place de l’homme dans l’univers. car poussières que nous sommes, confontés à l’écrasante immensité du cosmos, qui n’a ni début, ni fin, la tentation est grande de se réfugier dans une bigoterie rassurante et lénifiante : plus de questions à se poser, puisque tout est pris en charge par dieu. la religion prend ici la fonction d’assistance sociale et de lexomil.

nous nous devons de rester vigilants, et de conserver l’esprit ouvert face aux personnes à qui la connaissance fait peur. le mieux que l’on puisse espérer c’est que tous groupes de réflexion foi/religion diffusent plus largement leur idées pour contrebalancer celles des créationniste.

- pascal picq, professeur au collège de france vient d’éditer un livre « lucy et l’obscurantisme » chez odile jacob, il fait le point sur les théories des créationistes et les analyse méticuleusement pour mieux les démonter : voici ce qu’il dit de son ouvrage : - http://www.hominides.com/html/references/lucy-obscurantisme-creationnisme-picq-0035.html ; «  »" La progression du créationnisme dans le monde... y compris en France

« Ce livre est né de ma prise de conscience des grandes interrogations de notre temps quant à notre origine. À partir de quelques exemples vécus et de données frappantes portant sur l’ampleur de la réaction créationniste dans le monde, mais aussi dans notre pays, qui se croit à tort protégé, on saisira mieux à quel point la rationalité et la pensée scientifique s’avèrent de moins en moins bien comprises et, pis encore, de plus en plus menacées.

Sur quels arguments s’appuient les créationnistes ? Ils ne datent pas d’hier, mais quelles sont leurs formes contemporaines ? Et, surtout, qu’est-ce qui permet de les récuser ?

La théorie de l’évolution n’explique pas tout, ce n’est pas une vérité absolue établie une fois pour toutes - on verra au contraire qu’en son sein les discussions et les désaccords sont nombreux -, mais elle ne s’en distingue pas moins radicalement de toutes les autres tentatives, mythologiques, religieuses, idéologiques, philosophiques pour rendre compte de notre monde et de ce que nous sommes.

Voilà, je crois, de quoi remettre le débat sur de nouvelles bases. »

Pascal Picq «  »«  »

- copernic, galillée, newton ont ouvert la voie en remettant en question la présence de la terre au centre de l’univers, et en démontrant, par l’observation et le calcul, leurs hypothèses.

- theillard de chardin avait écrit sur la compatibilité de la foi et de la science : pour lui, foi et sciences n’étaient pas opposées, mais complémentaires : http://www.richmond.edu/ jpaulsen/teilhard/noogenes.html.

- autre approche réligieuse de la création et de l’évolution : http://www.hominides.com/html/theories/theories-cr%E9ationnisme.html ; Dieu Versus Darwin Jacques Arnould, frère dominicain et scientifique Comment croire en Dieu et adopter la théorie de l’évolution ? Comment et pourquoi les créationnistes tentent de nous faire passer l’Intelligent Design pour de la science ? L’auteur nous explique les enjeux politiques et stratégiques de ces nouveaux créationnistes qui sont aussi bien chrétiens que musulmans... Extrait d’une interview accordée au nouvel Observateur : « On me demande souvent comment je peux croire à la fois en Dieu et en Darwin. Mais je ne « crois » pas en Darwin, je suis sensible à ce que les scientifiques me disent aujourd’hui du vivant et du cosmos. Comme je suis conscient du fait que toute hypothèse scientifique sur l’origine du monde laisse ouvert le problème du commencement de l’univers. L’interrogation sur le sens de l’existence humaine reste toujours à reprendre. Mais nous sommes en droit de refuser toute revendication de type intégriste. Mon premier souci est de rendre à Dieu ce qui est à Dieu et à Darwin ce qui est à Darwin. »«  »" article complet sur : http://hebdo.nouvelobs.com/p2204/articles/a331765.html

- sur le site : http://www.theologia.fr/article/index.jsp?docId=2168620, il y a une entretien avec francois euvé, théologien, mais aussi physicien. voici un extrait de son interview :

" [...] Theologia : Quels sont les enjeux de la rencontre entre science et foi, pour la foi chrétienne ? Mais aussi pour la science ?

F. Euvé : Pour la foi chrétienne, l’enjeu est essentiellement la prise en compte de la culture contemporaine et, plus largement, moderne. Notre civilisation est très marquée par la démarche des science et des techniques. Pour pouvoir se dire, s’articuler de manière pertinente, audible, intelligible dans le monde d’aujourd’hui, l’expression chrétienne doit prendre en compte le monde des sciences et des techniques. De plus, dans l’histoire de notre civilisation occidentale, dans laquelle sciences et techniques jouent ce rôle important, le christianisme joue aussi un rôle décisif. Il y a donc un enjeu à souligner ce que science moderne et christianisme européen ont en commun. La science moderne, née au 17ème siècle, apparaît dans le contexte de l’Occident médiéval marqué par cette association tout à fait originale entre la théologie chrétienne et la philosophie grecque. C’est cela qui donne naissance à une démarche qui est à la fois conceptuelle, logique (on le doit à la pensée grecque) et expérimentale. Ce qui caractérise la science moderne, ce n’est pas simplement qu’elle est une physique mathématique (une description théorique des choses), c’est qu’elle est aussi une démarche expérimentale. Il faut réaliser à quel point c’est original : la science grecque, celle d’Aristote, est surtout une « theoria ». Elle a aussi une dimension expérimentale, mais l’articulation entre les deux est beaucoup moins forte que dans la science moderne. Quelque chose de nouveau s’est élaboré dans l’Occident des 13ème et 14ème siècles. Cela ne veut pas dire que la science moderne est « chrétienne » mais cela indique un terrain commun, et c’est ce terrain commun qui permet le dialogue.

Qu’est-ce que la foi chrétienne peut apporter à la démarche scientifique ? Dans un premier temps, dans la pratique quotidienne du laboratoire, pas grand chose. Que le théologien laisse travailler le chercheur, cela n’a rien d’étonnant en régime chrétien. La foi chrétienne reconnaît l’autonomie de la création à l’égard de son Créateur, donc l’autonomie du travail des chercheurs. Ils peuvent conduire leur travail sans se référer en permanence au religieux. Ce n’est pas simplement pour faire droit à la revendication d’autonomie de l’homme moderne ; c’est au nom même d’une théologie de la création bien comprise qui accorde l’autonomie au créé. Le chercheur n’a pas à se référer à une « essence religieuse ». Cela dit, il peut y avoir un intérêt dans une réflexion plus approfondie. Lorsque le chercheur se confronte à des questions plus fondamentales que les questions pratiques de son travail, à ce moment-là, un dialogue avec un théologien peut lui faire prendre conscience d’un mystère, d’une ouverture de la réalité, du fait que le monde n’est pas réductible à une série de procédures, de fonctionnements. A charge au théologien d’être pertinent pour montrer cette ouverture de la réalité. [...]«  »"

- une autre approche entre foi et science : Foi et science peuvent-elles coexister ? par Leonard Brand (doctorat de l’université Cornell) est professeur de biologie et de paléontologie à l’université de Loma Linda, en Californie. E-mail : [email protected]http://dialogue.adventist.org/articles/14_3_brand_f.htm ; " [...]C’est un problème contre lequel nous devons tous lutter, quelle que soit la philosophie que nous adoptons. L’idée que la religion introduit des préjugés et que la connaissance débarrassée de la religion est objective est naïve. Nous lisons, entre les lignes, nos idées favorites dans la Bible et nous nous méprenons sur la relation entre les Écritures et la nature. Mais ceux qui ne prennent pas au sérieux les Écritures ont leurs propres problèmes avec d’autres préjugés, et ceux-ci sont aussi importants que ceux qui peuvent résulter de la religion.

L’étude de la géologie et de la paléontologie repose habituellement sur la supposition que la vie a évolué sur des millions d’années et qu’elle n’a impliqué aucune intervention divine. Cette conception naturaliste peut introduire des préjugés extrêmement influents dans la recherche scientifique. Cependant, l’inquiétude de nombreux maîtres à penser chrétiens concernant la recherche d’une intégration de la science et de la religion ne peut être écartée avec légèreté. Mais il y a des réponses à leurs soucis5, et cet article apportera une réponse partielle.

Approches de la relation entre foi et science

Une approche courante consiste à séparer science et foi. Cette méthode fonctionne bien dans de nombreuses disciplines qui traitent de sujets sur lesquels les Écritures ne disent rien. Cependant, dans l’étude de l’histoire de la terre, la Bible et la science conventionnelle disent des choses différentes, et là nous avons besoin d’une méthode permettant de résoudre ce problème. Ma solution est de connaître Dieu comme un ami personnel, d’apprendre à avoir confiance en sa Parole et de l’utiliser pour nous aider dans notre démarche. En attendant, les échanges avec d’autres spécialistes ayant des vues différentes peuvent nous aider à éviter les tentatives simplistes d’établir un rapport entre Écritures et monde naturel. De nombreux créationnistes écrivent des livres ou des brochures sur l’évolution ou la géologie qui sont un véritable embarras même pour les chrétiens conservateurs qui connaissent ces sujets. Le problème n’est peut-être pas leur utilisation des concepts bibliques, mais un manque de connaissance scientifique doublé de l’absence d’examen critique de leurs idées par des pairs.

Cela nous amène à une approche qui a fait ses preuves, dont les étapes sont les suivantes :

* Recherche active et utilisation des indications pertinentes pour votre discipline venant des Écritures. * Être au courant des travaux et des idées de ceux qui ont des vues différentes. * Quand cela est possible, publier votre travail et le soumettre à l’examen critique des pairs. * Être aimable et peut-être même collaborer avec ceux qui ont des vues différentes. Cela demande une force et une indépendance d’esprit pour ne pas accepter tout ce que les collaborateurs pensent, tout en maintenant un dialogue constructif qui peut réduire la vraisemblance de la pensée superficielle. [...] «  »"

- voici un petit site créationiste, juste pour sourire smiley :http://www.croixsens.net/creation/extinction.php

" Quelles sont les causes l’extinction des dinosaures ? (...) Puisqu’on ne peut parler de faits observables scientifiquement, allons-y pour quelques théories qui circulent concernant l’extinction des dinosaures.

* 1. Certains évolutionnistes soutiennent que l’extinction des dinosaures s’est produite suite à l’impact d’un astéroïde il y a 65 millions d’années que certains ont situé dans la péninsule du Yucatan * 2. D’autres évolutionnistes soutiennent que l’extinction des dinosaures s’est produite suite à une immense explosion vulcanique dont la fumée aurait fait chuter la température en bloquant le srayons du soleil, il y a 64-66 millions d’années * D’autres évolutionnistes encore pensent qu’ils ne sont pas disparus mais plutôt qu’ils ont évolué en oiseaux. Ce seraient alors des dinosaures qui volent au-dessus de nos têtes !

Ne riez pas, il y a des gens sérieux (M.A. Norell, E.S. Gaffney, L. Dingus dans leur livre Discovering Dinosaurs in the American Museum of Natural History, 1995) qui pensent pour vrai que les dinosaures se sont changés en oiseaux ! (...)«  »«  »


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