Rappelons au passage que la gauche qui n’a de cesse de dénoncer « l’esprit de guerre civile » de l’extrême-droite, ne fait pas mieux...
Tout le programme de la gauche consiste finalement désigner un bouc-émissaire (le riche, le blanc, le bourgeois, le curé, le sioniste, le lepéniste, le chasseur, l’entrepreneur, l’automobiliste, etc.) à la vindicte de foules frustrées et désorientées.
La gauche se propose tout bonnement de s’approprier le bien d’autrui pour éponger les déficits et payer le train-de-vie de ses électeurs ! « Une bonne révolution » ! Mais qu’est-ce-que cette révolution, sinon la guerre civile d’une partie du peuple contre l’autre ? Qu’est-ce-que cette « appropriation citoyenne » sinon le vol pur et simple des avoirs des gens qu’elle désigne arbitrairement à sa vindicte ? On est revenu à la haine des « koulaks » sous l’oppression stalinienne.
C’est véritablement une mentalité effroyable. D’autant plus effroyable qu’elle s’annonce en toute bonne foi et sans ambages. Avec la même rhétorique « romantique » qu’au temps de Robespierre, Lénine et Pol-Pot. C’est à frémir. Voler en toute bonne conscience : voilà le programme de la gauche actuelle.
Cette radicalisation du discours de la gauche n’est qu’un aveu d’impuissance intellectuelle. La social-démocratie sombre dans le déficit et le capitalisme de connivence, et une partie de la gauche pense s’en tirer en ressortant les vieilles lunes marxistes ? En vérité, c’est toute la théorie économique de gauche qui est en train de sombrer. Et beaucoup de gens ne l’acceptent pas encore.