Je n’ai pas suivi ses propos mais je peux quand même rappeler ceci. Les structures internationales nées au sortir de la Seconde Guerre mondiale ne représentent plus le monde actuel. La composition du Conseil de Sécurité est par ex grotesque en 2025, ignorant des pays immenses et possédant l’arme nucléaire et incluant deux pays marginaux, dont une région européenne qui ne peut se vanter d’être un Etat souverain (la France).
La résolution 181 du 9 novembre 1947 voté par une majorité (33 pour, 13 contre, 10 abstentions) devrait être considérée comme nulle car elle autorisait de fait la spoliation des habitants de Palestine et un vaste mouvement de colonisation et d’expulsion sponsorisé par les Etats les plus puissants d’alors et colonisateurs eux-mêmes, leur permettant de se laver les mains du racisme européen (pas seulement anti juifs) qui a été la cause première de l’holocauste.
Les palestiniens sont donc ceux qui ont été envahis, spoliés et expulsés d’une terre sur laquelle ils vivaient depuis longtemps au profit essentiellement de colons venus d’Europe. Israel était donc bien un projet colonial européen dans un monde ou la décolonisation était encore à venir.
Tout peuple envahi a le droit de se défendre. Curieusement à entendre tous les grands médias de propagande toute forme de résistance à l’envahisseur relève du terrorisme, terme toujours employé par la force occupante contre toute forme de résistance.
Et non seulement le projet initial de dépeçage de la Palestine était une spoliation majeure des droits légitimes des occupants de cette terre, mais les colons ont largement dépassé le territoire alloué au départ (l’essentiel de l’ex Palestine).
Ce sont à mon sens deux raisons de soutenir que l’Etat d’Israel n’a aucun droit à l’existence en l’état et le seul fait que l’attention soit focalisé sur des points de détail plutôt que le fond de l’affaire (un Etat illégitime, voyou, ignorant la loi internationale et n’ayant aucunement l’intention de cohabiter pacifiquement avec ses voisins) semble intentionnel.
La focalisation sur le « 7 octobre » est un acte de prestidigitation, car le comptage des cadavres n’a pu être fait que par la puissance occupante, juge et partie, nullement impartiale. Mais même si l’essentiel des homicides ce jour là était le fait du Hamas et la plupart des victimes civiles (ce qui est discutable) il faudrait mettre en regard l’hécatombe dans la population non combattante palestinienne depuis les années 1940 et plus récemment . Clairement l’Etat sioniste a tué en ordre de grandeur cent fois plus de victimes civiles que les mouvements de résistance palestinienne et appeler les actes des premiers de la « légitime défense » et ceux des seconds du « terrorisme » ignore volontairement qu’on qualifie différemment des actes identiques selon leur auteur.
C’est bien sûr de l’hypocrisie pure et simple.
Il crève les yeux que les descendants de colons européens en Palestine n’ont pas plus de droits que les descendants des habitants d’origine à occuper ces terres et toute démocratie (ce que l’Etat sioniste est version « Grèce antique ») accepterait l’idée de cohabiter sur ces terres avec les habitants d’origine expulsés depuis 1947. Il ne peut y avoir que deux solutions, l’une infamante pour l’occident (laisser les sionistes opérer la solution finale au « problème palestinien ») et l’autre difficile à savoir un Etat unique sous supervision internationale, comme ce fut le cas pour l’Allemagne nazie au sortir de la guerre.
La planète a un problème non avec les juifs mais avec les sionistes et plus particulièrement avec une partie de la classe politique israelienne et de la population qui la soutient bec et ongles dans la mise en œuvre d’un génocide, à défaut des massacres massifs de civils.
Le reste du monde nous regarde et n’oubliera pas ce dont nous sommes les complices et les auteurs.