Dans cet épisode, il n’y a pas de victoire, mais il y a assurément une large défaite.
Dire que Bayrou a forcé la main à Macron pour être nommé, se posant en habile conciliateur et fin manoeuvrier. Mais il s’est emmêlé les pinceaux dans ses propres manœuvres, au lieu d’attendre des motions de censures qui pouvaient éventuellement ne pas aboutir si chaque camp ne votait pas celle d’en face, il a provoqué un vote groupé contre lui.
Il s’est lui-même enferré avec ses arguties sur le fait que c’était un vote sur le constat de la gravité de la dette -or la constitution parle de responsabilité sur la politique générale-, ou encore que l’absence de concertation venait de ce que les opposants étaient en vacances, ce sont des gamineries.