Avec pas mal de cynisme, on pourrait écrire :
« Génocide » devient la plaie, le furoncle d’un Occident en déclin.
Génocide à Gaza par élimination physique d’une population
profondément ancrée en Palestine depuis des siècles.
Génocide en Ukraine par élimination d’une culture
profondément ancrée localement depuis des siècles.
L’Occident a colonisé. Il a transféré au monde entier ce qu’il
avait de meilleur, sa culture, son savoir-faire inégalé, par des méthodes en général brutales et efficaces. C’était porté par la gauche, en particulier la gauche
française. C’était « bien » (c’est aujourd’hui jugé « mal »
par la doxa).
Cette époque appartient désormais au passé.
Le néo-colonialisme, financier en particulier, a permis à l’Occident
de maintenir une forte influence sur le monde, sortant des centaines de
millions d’humains de la grande pauvreté, créant des classes moyennes vivant à
l’occidentale (en Chine en particulier).
Ce processus est aujourd’hui en crise pour une question de
domination. Colonialisme et néo-colonialisme fonctionnaient, et encore aujourd’hui, dans une structure, un schéma de
domination, l’Occident étant dans le rôle du dominant. Cette domination
occidentale est maintenant contestée, n’est plus acceptée par ceux qui ont les moyens de s’en
libérer. La crise.
Deux mondes se font face : Washington et Shanghaï.
Cet Occident en crise, toujours attaché à ses valeurs humanistes
sur ses terres, perd complètement ses repères dans sa confrontation avec l’autre
monde, celui qui monte et conteste sa domination. On retrouve la brutalité de l’époque coloniale. Cela se traduit
par ces dérapages désastreux qu’on peut qualifier dans certains cas de « génocides », comme à
Gaza (élimination des Gazaouis) et à Kiev (élimination de la culture russe).
Cette crise est dangereuse pour tout le monde : quand il y a perte des repères, tout peut advenir.