Plus désolant, consternant même dans cette confrontation OTAN/Poutine
(Russie en fait) est que l’intérêt de la France est complètement ignoré, quand
il n’est pas contrarié.
Ce n’est pas l’intérêt de la France de voir son continent
coupé en deux, avec impossibilité de survol de l’essentiel du continent. C’est peut-être
l’intérêt US/GB, ces puissances qui dominent les mers et océans, pas celui de la France.
Ce n’est pas l’intérêt de la France de perdre l’opportunité
d’énergie bon marché, au profit des USA.
Ce n’est pas l’intérêt de la France de perdre le marché
européen le plus peuplé, et ses dizaines de millions de touristes qui ne viendront
plus.
Ce n’est pas l’intérêt de la France de se retrouver en 1ère
ligne, du fait de son armement nucléaire unique en Europe de l’Ouest (celui de
la GB dépend des USA) face à la Russie et ses milliers de bombes nucléaires.
Ce n’est pas l’intérêt de la France d’aller combattre l’armée
russe à Odessa ou Sébastopol, comme en 1850.
Ce n’est pas l’intérêt de la France de laisser les USA gérer
la sécurité de l’Europe avec ses bases en Pologne et Roumanie, sans que la France
ait, semble-t-il, son mot à dire sur la nature des armements disposés dans ces
pays face et contre la Russie.
On pourrait multiplier les arguments, tant ce divorce
France-Russie est une vraie défaite pour ces deux pays (et donc une victoire,
au moins un avantage pour d’autres).
La recherche de la paix en Ukraine devait être la priorité
de la France. Or, à chaque fois que cette occasion s’est présentée, la France s’est
alliée aux Anglo-Saxons et a refusé les négociations. C’est incompréhensible, à
moins de considérer que la France n’existe plus et a été remplacée par l’UE
dont l’intérêt est de conquérir l’Ukraine, de l’amener dans l’UE dans son
entièreté avec la Crimée et le Donbass (objectif en théorie défendable de l’UE, bien qu’irréaliste donc à négocier).
C’est pourquoi ce débat entre otanolâtres et poutinolâtres
me fait mal au cœur. Car j’y vois un indice supplémentaire du recul de la France,
et ceux qui abusent de ce qualificatif de poutinolâtre, je les vois un peu
comme les pétainoâtres d’aujourd’hui, bien que ce soit bien sûr excessif (aucune armée étrangère n’oblige la France de mener cette politique désastreuse, c’est juste un effondrement culturel). On dirait que la patrie des otanolâtres, ce sont les
USA et l’UE, pas la France.