Il eut été pédagogique d’expliquer en quoi Dürer est un « romantique », plutôt que de l’affirmer abruptement.
« Le Christ Couché », gravure emblématique s’il en fut, semble affirmer le contraire.
Pour la première fois, la figure divine est présentée comme un cadavre, sans aucune divinité. Maintenu ici-bas par la lourde pierre tombale qui le coiffe. Pas d’ascension, pas d’au-delà... Un corps mort... J’y vois plus la glorification secrète du fatum qu’une quelconque aspiration aux evanescences
« romantiques », justement.