@xana
Je pense que la situation est complexe et mérite d’être abordée avec prudence.
Concernant la Moldavie et la Roumanie, il existe effectivement des courants unionistes, visibles notamment dans l’espace public depuis les années 1990.
Mais vous avez raison ; au final, ce sont les corrompus qui s’en mettront plein les poches, comme toujours.
Pour l’Ukraine, il est vrai que le pays est historiquement multiculturel et multilingue, comme beaucoup d’États d’Europe centrale et orientale. Cela ne signifie pas pour autant que les minorités seraient massivement hostiles à l’État ukrainien ou instrumentalisées comme « chair à canon ». Je n’ai rencontré là-bas que des gens attachés à leur double culture. De nombreux travaux, témoignages et enquêtes montrent des engagements variés, parfois contradictoires, mais loin d’un schéma aussi homogène.
Enfin, parler d’une armée composée majoritairement de « malgré nous » ou d’étrangers me paraît très discutable. La mobilisation est tragique, souvent violente, et pose de vraies questions éthiques — mais cela vaut pour presque tous les pays en guerre. Réduire les motivations individuelles à une logique de complot ou d’épuration politique ne rend pas justice à la réalité vécue par les personnes concernées.
Sans idéaliser aucun régime ni aucune armée, je crois qu’il faut se méfier des généralisations et des récits trop simples dans des contextes aussi lourds historiquement, humainement et politiquement.