@Decouz Comme je le dis dans mon article, la seule chose réellement prouvée, qui fasse consensus, c’est la plus grande aptitude musicale des enfants (environ moins de huit ans), leurs adaptabilité — ce qui semble logique pour un cerveau en pleine croissance et structuration. Inversement, un grand enfant peut oublier presque totalement sa langue natale ou seconde s’il est changé d’environnement (retour d’expatriés, facteurs affectifs, etc.).
Mais comme Skirlet le signale, il n’est pas impossible d’apprendre à l’âge adulte d’autres alphabets et des sons qui nous sont peu familiers, même si ça peut être très difficile. Je ne sais plus quel écrivain francophone était passé chez Pivot, il parlait un français littéraire parfait, mais avec un terrible accent : il n’avait pas d’oreille musicale, comme on dit.
D’ailleurs, si à mon époque on apprenait en gros que le cerveau périclitait et commençait à perdre ses neurones dès la maturité (vers 25 ans ?), les connaissances actuelles sont plus rassurantes : les réseaux de neurones peuvent de reconfigurer, le cerveau, même déclinant, a une certaine capacité de guérison, d’adaptation.